En 2010 après Jésus Christ, un type maigre, barbu, agé de 33 ans entre en scène. Sur scène précisément. Il s’appelle Stéphane, mais il préfère Boogers (« crotte de nez » en anglais) c’est plus « cool ».  Comme tout les maigres barbus de 33 ans, il s’est y faire avec sa voix. L’album « As Clean As Possible », son premier délit, nous le prouve

Boogers, c’est avant tout un enfulte ou un adulescent, enfin un de ceux qui n’ont que les poils qui poussent. Et l’album nous présente un homme enfant qui tient du génie, du messie.

« As Clean As Possible » est une merveille où on entend un homme orchestre qui a écouté, digéré, appris, et fusionné avec toutes les expériences sonores qu’il a rencontré. Et avec Succès.Du Pop Rock de « Anywhere » au Post Rock mélangé à du Dub dans « The Devil » en passant par du Stoner dans « Talk To Charlie » ou du punk version Ramones sur «Perfect Week »  , Boogers nous fait voyager à travers la B.O. de sa vie. Et pas une B.O. idiote. Un album construit, inclassable. Des influences Queens of the stone age, Gorillaz, Blur, The Clash, Sufjan Stevens, Talk Talk, Isis, Weezer, Blink 182, Ramones, The Stranglers ou Lee Scratch Perry (c’est une liste non exhaustive que je n’aurai jamais pensé faire un jour!).

Et à travers ses chansons, tout le monde s’y retrouve. Mémorable. Les styles s’entrecroisent comme les guitares du Monsieur. Des synthés en place, des samples qui tuent, des vagues d’énergie. On imagine des couleurs vives, on a hâte de revoir l’été!
Faire une longue chronique pour un album qui s’écoute ce serait scandaleux. Alors écouter et apprécier.
Pour la petite histoire, Boogers est français, et c’est un album ROCK, n’en déplaise à Denis Rostagnat!
http://www.deezer.com/fr/#music/boogers/as-clean-as-possible-744812

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