SULPHAT’KETAMINE  « WILD RUNK »

Rock sous amphètes
Autoprod’
sulphatketamine.bandcamp.com

Des chanteurs morts, du rock 70’s et des notes, plein de notes…

Une autoprod’ qui se taille la part du lion dans la rubrique musique du numéro 1 d’un magazine qui sera bientôt légendaire, je vois bien que vous pensez qu’il y a comme un problème. C’est parce que vous n’avez pas écouté Sulphat’Ketamine, chers amis. Parce que si vous aviez jeté une oreille sur ce 4 titres, d’une vous l’auriez acheté en double, et de deux, vous comprendriez l’intense bonheur que j’ai éprouvé à le chroniquer. Parce qu’autant le dire tout de suite, c’est trop, mais alors trop bon.

J’ai beaucoup de choses à dire dessus alors je vais essayer d’ordonner un minimum mes idées. Pour commencer, ce que je peux vous donner comme renseignement, c’est que le groupe est un vrai/faux groupe local : deux des membres sont toulonnais, les deux autres sont arrivés après que les deux premiers aient migré vers Lyon. Le style, c’est du rock 70’s chargé, «vénère» et surtout, complètement dingue.

Pour faire d’un groupe une usine à folie furieuse, il faut réunir trois ingrédients : des membres un peu cinglés, des compos qui posent question au moment de leur écriture, et une alchimie étrange qui compile le tout pour la meilleure des mixtures. Dans l’ADN de S.K., on trouve pas mal de grands noms du rock et du blues, tous morts, comme Rory Gallagher, Jimi Hendrix, Gary Moore ou Alvin Lee pour la frénésie rock n’roll. On trouve aussi pas mal de Janis Joplin dans la voix de Rita, sauf qu’elle est vachement plus jolie que celle que ses copains de classe avaient baptisé «le mec le plus moche du lycée». Rajoutez là-dedans des parties de batterie complètement possédées et un bassiste super énervé, et vous avez de quoi faire un bon groupe.

Sulphat’Ketamine arpente les scènes depuis maintenant 4 ans, et pour ne rien vous cacher, c’est en live que je les ai découverts, au mois de janvier. Je ne m’attendais à absolument rien, même si des copains présents m’avaient prévenu : «tu verras, il a l’air de rien, mais quand il va jouer de la gratte, tes oreilles vont saigner». Et Alexis leur a donné raison : véloce, inspiré, furieusement rock n’roll et complètement arraché, il était parfait. Mais ses potes aussi, parce qu’autour de lui, ça jouait grave. Les quatre titres présents sur ce disque sont incontestablement les meilleurs de leur set. Je l’ai acheté, et je l’écoute toute la journée depuis deux mois. C’est mon dernier mot.

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