L’entrepreneur du mois d’Avril : Hervé Cosaert.

On est en 2014. Le XXIe siècle arrive à la puberté, et comme tous les petits garçons en quête de savoir interdit, il s’ouvre de plus en plus à la gaudriole et aux plaisirs coupables. Enfin, coupables…justement, ils le sont de moins en moins. Après deux décennies de terreur et de fermeture suite aux diverses «maladies d’amour», HIV en tête, qui ont plongé l’humanité dans la crainte de l’acte charnel, la libération sexuelle des 70’s connaît un second souffle. La peur est toujours là, et c’est légitime parce que le risque existe toujours et il est intact. Mais elle est assez maîtrisée pour laisser la place à un peu de bon temps. Et pour ça comme pour tout, il y a un commerce à faire. L’époque où les sex-shops étaient planqués au fond d’une cave ou terrés derrière un rideau de fer dans les quartiers chelous est révolue. Aujourd’hui on vend du sexe en plein jour, sans se planquer, et en éclairant bien la marchandise pour que tout le monde s’y retrouve. Parce qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien, c’est en tous cas le crédo des amoureux Hervé et Sylvie Cosaert, les dirigeants du loveshop Hot & Sexy, le nouveau supermarché du plaisir qui a vu le jour au beau milieu de la Z.I La Palud à Fréjus.

C’est un hasard, d’avoir lancé ce genre de business, ou ça répond à un appel passionné pour les choses de l’amour ?

Hervé Cosaert : C’est pas un hasard du tout, c’est mûrement réfléchi ! Il y avait longtemps qu’on était sur le projet, on eu plein d’autres commerces avant avec ma compagne, des bars, une cordonnerie-clés-minute, etc… Mais à force d’aller en vacances en Floride on a constaté qu’il y avait là-bas de grands loveshops accessibles à tous, qui n’étaient pas du tout dans «l’esprit sexshop», justement. Des magasins normaux avec une partie plus portée sur le sexe, en fait. On s’est dit «en France, y a pas», et on était persuadés qu’il y avait de la demande, notamment chez les gens qui auraient trop de retenue pour aller dans un sexshop, mais qui pourraient très bien venir chez nous.
Est-ce que c’était clair pour vous qu’il fallait ouvrir une surface aussi grande ? C’est un nouveau modèle économique, comme le Sexodrome à Paris qui fait plusieurs étages ?

Voilà c’est ça, c’est exactement l’idée : créer une grande surface, accueillante et pas glauque, avec des rideaux rouges et une vitrine occulte, non. C’est un vrai magasin où on peut rentrer, j’ai presque envie de dire «en famille» ! D’ailleurs la majorité de notre clientèle ce sont des femmes et des couples. On a très peu d’hommes.

Et le fait d’être entre les parpaings, les entreprises de livraison et les sérigraphes dans une zone industrielle, c’est pas un peu curieux ?

Oui et non parce qu’on voulait à la fois être accessibles et un peu cachés, pas sur le devant de la scène, quoi. Il fallait pas qu’on soit collés à Carrefour, par exemple. Il fallait garder quand même une certaine discretion, tout en ayant de la vitrine.

Et du coup, ils sont bizarres, les gens qui viennent chez vous ?

Haha, non, pas du tout ! C’est vraiment monsieur et madame tout le monde. La tranche d’âge c’est de 18 à 60 ans, et personne ici ne ressemble à un vieux pervers !
Et vous, vous êtes des gens bizarres ?

Non plus, nous sommes de simples commerçants ! Libertins, c’est tout !

C’est compliqué de vendre du sexe dans une région comme la notre et dans une ville de taille moyenne comme Fréjus, où tout le monde se connaît plus ou moins ?

Non, pas tellement. On a un peu de clientèle qui vient d’ailleurs, surtout des Alpes-Maritimes, mais on a énormément de gens qui sont d’ici, du coin, même de la ville. Et justement quand ils viennent, ils le font avec l’esprit libre et sans crainte, parce que ce magasin n’a pas à proprement parler une connotation «sexuelle». C’est plus «glamour» !

HOT & SEXY – Rue André Citroën – Z.I. La Palud à Fréjus
06 15 46 50 44

Une réponse

  1. caro

    a voir ! vraiment très beau de tout a tout les prix vétement sexy classe lingerie et jouet … y a vraiment du choix !

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