Bon, ben il va falloir en parler aujourd’hui, pas le choix… Parce que dans l’univers ultra ché-bran des séries télé, c’est l’actu du moment, et demain on sera déjà sur totalement autre chose. Donc c’est officiel, la saison 4 de Game of Thrones a débuté hier sur HBO. Et momentum extrême oblige, peu de monde a eu le privilège de la voir en ligne, parce que, bande de geeks, vous avez saturé le réseau !

La plupart de  nos amis journalistes concernés par la question s’amusent beaucoup à écrire des articles sur cette série. Ils évoquent Georges R.R. Martin en le catapultant « dieu vivant », du genre « si tu le connais pas t’es pas dans la matrice ». Faut dire qu’il est là depuis bien plus longtemps que la série dérivée de son oeuvre littéraire, l’ami George. GOT, ça existe depuis 1996 en format écrit. Mais lire, c’est dur, c’est long, c’est chiant, ça fait Nerd, c’est pas sexy. Vous l’avez vue, la tronche de George R.R. Martin ? Et ben c’est pas sexy (il ressemble trait pour trait au Captain Igloo, je déconne pas).

Le grand jeu des spécialistes du sujet, c’est de se prendre pour des exégètes de l’heroic-fantasy et de pondre des articles bizarrement érudits, pour nous expliquer en quoi consiste cette guerre de clans, comme si on était des nazes. LeMonde.fr nous propose carrément un vrai/faux numéro du « Dessous des cartes » pour nous résumer l’intrigue en 4 minutes. Pour 7 volumes écrits sur 18 ans, ça se tente.
Pour tout vous dire, nous à la rédaction, même si on a des rapports sociaux et des fringues à notre taille, on le sait, qu’on est un peu geeks, et on le réalise pleinement quand on se retrouve par inadvertance à revoir un Ken le survivant tard le samedi soir, ou quand on se rappelle avoir lu des bouquins d’heroic fantasy en proie à des crises internes et à des surfs sur le web pour trouver LA super figurine en résine du personnage principal (figurine qui ornera prochainement nos bureaux).
Donc finalement, est ce qu’on est moins légitimes, nous, pour en écrire un, d’article sur Game of Thrones ? Ou c’est obligatoire d’être employé chez Télérama ?

Tout ça, c’est la faute de Bran.

ATTENTION SPOILER

Dans Game of Thrones, tout part d’une règle fondamentale et intergénérationnelle : il faut toujours écouter maman. Premier épisode, ou premier chapitre avec Bran, l’avant dernier fils Stark, celui qui grimpe aux murs du château de la famille qui règne sur le nord de Westeros (mais quand même au sud du mur, vous suivez?). Sa mère Catherine Stark (née Tully), le prie de se tenir tranquille parce que c’est mal vu et c’est dangereux. Surtout qu’aujourd’hui les Stark accueillent les Lannister, une famille de blonds, assez beaux (sauf les gamins), riches, plutôt intelligents, et tout ce qui va avec. Mais Bran est un prince, et le sang royal qui coule dans ses veines n’exhausse pas sa propension à la raison. Donc il retourne illico se prendre pour Spiderman, et grimpe au sommet d’une tour. C’est perché là-haut qu’il assiste, aux premières loges, à l’un des deux trucs qu’on retrouve le plus souvent au cours de l’histoire : une scène de cul. Mais pas n’importe laquelle, celle qui va faire partir en vrille toute la série. Un truc horrible, incestueux, qui met en scène les jumeaux Lannister, la reine Cersei et son frangin Jaime. Et comme ce dernier préfèrerait besogner sa soeur tranquillement, il attrape le gamin et le balance dans la cour. Les lannister ne disent rien, les Stark ont des soupçons, le roi Barathéon (le mari de Cersei) meurt, et tout le monde se dispute son fameux trône de fer. On découvre que les enfants du roi sont en fait ceux des jumeaux, et surtout très vite on voit mourir LE héros (enfin celui qu’on aime le plus), Ned Stark, incarné par Sean Bean (spécialiste des morts prématurées puisque Boromir, dans la Seigneur des Anneaux, c’était déjà lui).

Tout le monde meurt un jour, mais c’est encore mieux à Westeros.

Parce que oui, George R.R Martin, en plus du cul, est addict à une autre passion dévorante : il zigouille ses héros. Et plus on les aime, plus il les trucide avec perversion.  Ned meurt décapité à la hache. Sa femme, son fils, la femme de son fils, des bannerets, presque toute la famille y passe, en tous cas dans la série TV. Pour ceux qui ont entrepris la lecture des livres, c’est encore pire. Tous ceux que vous allez commencer à aimer vont mourir, ne vous faites pas trop d’illusions. Il y a même un dicton qui dit que « quand il ne sait plus quoi écrire, George Martin tue un Stark. » Dites-vous bien que la saison 4 ne dérogera pas à la règle, et que les survivants « cools » sont tous en danger. Du suspense, oui, c’est même l’arme fatale de GOT, celle qui nous a tous rendus addicts. Mais ça finit mal, toujours, avec une décapitation, un empoisonnement, un égorgement, une flèche dans le dos. Bref, ça sent pas bon pour les braves, soyez prévenus.

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