C’est avec un peu d’impatience que nous avons attendu le dernier effort de Metronomy. Après la sortie de l’album « The English Riviera » en 2011, l’équipe de Joseph Mount revient avec « Love Letters » toujours chez Because Music.
Cette fois, les médias ne l’ont pas raté : blague toute pourrie d’Antoine De Caunes, méga-chronique sur Télérama et les Inrocks avec la mention sacrée « Album de la maturité ». Voyons ça de plus près.

Une appli bizarre, puis des chansons bizarres via une pochette pas géniale

Commençons par le coup de pub un peu « space » (et c’est le cas de le dire) pour annoncer le titre « I’m Aquarius » : tout un tas de fans en train de télécharger l’application pour astronome « Night Sky » (qui sert à informer sur les constellations et leurs positions). Là, il fallait diriger son appareil vers le Verseau (Aquarius en anglais) puis cliquer dessus pour entendre le « Shoop doop doop ha », puis le reste de la chanson. Teasing. Et quelques semaines plus tard sortait l’album « Love Letters ». De prime abord, c’est pas évident : une pochette rose qui a surement dû freiner tout un tas de gens qui ne connaissent pas Metronomy, les mêmes (souvent) qui n’ont jamais fouiné dans les vyniles tout pourris que maman a dans la cave (genre Demis Roussos période Aphrodite’s Child et son ambiance rose psychédélique…)

L’album tient sur 10 morceaux, Joseph Mount n’étant pas un mec forcement productif malgré sa profession (ça ne s’invente pas) de producteur. Premier morceau, première déception : « The Upsetter » est une chanson avec beaucoup de synthé… trop, comme le reste de l’album. Joseph a décidé de mettre un peu plus fort sa voix pas carrée sur pas mal de morceaux. Et il y a aussi moins de basse (malgré la coolitude d’Olugbenga Adelekan et son jeu de basse plus que propre, comme on dit en 2014).

Une suite de chansons qui donne envie d’écouter « The English Riviera »

« I’m Aquarius » suit « The Upsetter », et c’est pas mal, mais très redondant. Je ne parlerai pas de « Monstrous » qui est sûrement la plus mauvaise chanson de la formation, contrairement au titre éponyme « Love Letters » sonne plutôt bien. Les choeurs sont bons, le morceau prenant, tout va bien : Metronomy sait encore faire de bonnes chansons. Le reste ? Il est relativement moyen. L’album est d’ailleurs dans son ensemble moyen, et au fur et à mesure de son écoute on regrette « The English Riviera ».

Ecoutez-le quand même pour vous forger un avis ; nous à la rédaction c’est pas notre délire (leur set live non plus!).

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