Pharrell Williams. Pas besoin d’en dire plus pour que toi, cher lecteur, tu saches de qui je parle. Le mec est partout : avec Daft Punk, dans la chanson de l’été, dans le dessin animé à la mode, dans les rues en train de danser, dans des pubs pour les bagnoles (ça a dû coûter très cher!), sur toutes les radios, et même si tu ne veux pas l’écouter il y a quelqu’un qui fredonnera ses chansons à côté de toi. Entre « Blurred Lines », « Get Lucky » ou évidemment « Happy » t’as pas le choix, depuis un an, Pharrell est là. Ton nouveau meilleur ami, genre de ravi de la crèche tellement il est content. Le nouveau meilleur ami de tout le monde, l’interview exclusive au Grand Journal, aux Inrocks ou sur le canapé d’Enora Malagré. Tu te réveilles Pharrell, tu vis Pharrell, tu respires Pharrell. Et là BOUM! Un deuxième album solo!
Alors quand t’es un peu au courant de ce qui se fait en musique, tu sais que le nouveau chanteur à la mode n’est pas si nouveau. Il était là en 1990 avec The Neptunes, puis avec N.E.R.D (ça on vous conseille sérieusement!) puis dans les années 2000 avec Snoop Dogg au Brésil ou dans des clips noirs et blanc où on claque de la langue. Mais un deuxième album solo, franchement… le premier il est sorti quand ? En 2005, « In my mind ». Mais l’habitué du featuring a sorti un premier album « fantôme », pas des masses distribué, ni des masses vendu…

C’est là que ça commence!

Pas bête du tout et sur le terrain depuis longtemps, Pharrell Williams, dit « le collectionneur de duo » décide comme un homme politique traversant un désert médiatique de revenir sur le devant de la scène en mode opération séduction. Ça part de là! Collaboration avec Mika, coproduction de l’album de Miley Cirus, chanson dans « Moi moche et méchant 2 », Robin Thicke et des nanas à demi nues, Daft Punk est un album disco pas bien fait mais bourrés de Grammy Awards! Il va même jusqu’à voler des chapeaux de la police montée canadienne pour s’afficher avec et se faire encore plus remarquer. Plus, toujours plus! Et c’est là que Pharrell annonce sortir son nouvel album « G I R L »

Bah alors? Ca donne quoi?

Quand Pink Floyd se réunit pour faire un album ça donne un truc nouveau, avec beaucoup de génie. Quand un producteur-superstar réunit d’autres superstars ça donne pas grand chose. Pas du vide, hein! Juste pas grand chose. Un truc qu’on a entendu deux milliards de fois, et tout en appréciant l’effet nostalgique que génèrent tous ces titres (effet dû au pompage abusif sur les Jackson 5 ou encore « Upside Down » de Diana Ross) on commence à avoir peur : allons nous nous faire atomiser de nouveaux morceaux de Mr Williams à la radio, à la tv et partout ailleurs?

Et Justin Timberlake fait du Justin Timberlake, Alicia Keys fait du Alicia Keys mais pas que… Comme un best-of de l’école des fans version US, chacun fait une « presque » reprise de la chanson disco préférée de leur maman. « Gust Of Wind » avec Daft Punk a l’air d’une chanson dont Daft Punk n’a pas voulu dans « Random Access Memory ». Dernier point : Hans Zimmer sur l’intro, POURQUOI?!

Conclusion : cher lecteur, t’as envie d’écouter de la funk et/ou du disco, écoute des vieux albums de Kool & the Gang ou mieux de Zapp & Roger. Sinon  il y a des rééditions de Shaolin Soul.

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