ENFIN! Damon Albarn sort un album sans se planquer derrière Blur, Gorillaz, Rocket Juice and the Moon ou encore The Good, The Bad and the Queen!  Cette fois, il se lance tout seul comme un grand,  avec son nom écrit en gros sur la pochette. Nous à la rédaction on approuve son courage et on a écouté le tout premier album solo d’un artiste en activité depuis 1988 selon Wikipédia!

Pas de Song 2, ni de Clint Eastwood

Pour ce premier essai en solitaire, Damon Albarn nous livre un album de passionné. Le leader de Blur et consorts aime les ambiances sonores et nous le prouve encore une fois. Pas besoin de titre accrocheur à la « Parklife » ou « Dare »,  mais plutôt cette mélancolie qui colle bien à sa voix. A l’écoute, on a l’impression d’entendre toutes les chansons torturées qu’il a pu écrire comme « El Manana » ou « No distance left to run », les guitares en moins. Parce que des guitares, il y en a pas des masses, on peut parler de nappes de samples. Un album d’ambiance où la voix de Damon sort toujours de nulle-part, nostalgique et brumeuse. Des bruits jetés un peu au hasard, qui forment une rythmique autour d’un piano sur « Lonely press play », et toujours cette impression que le mariage entre la voix de Damon et les tristes accords mineurs véhiculent un peu d’espoir.

De la tristesse, le sourire en coin

Parce que finalement c’est ça la signature Damon Albarn. Quand il est avec un groupe, il s’adapte et sort le meilleur de ses partenaires, parfois rock, parfois electro, mais toujours « Albarnised ». La voix de l’artiste fait partie de l’histoire, maintenant. Lorsqu’on joue à un blind-test, il est facile de reconnaître la voix de Mick Jagger tant elle est atypique. Ben en 2014, c’est pareil avec lui. Damon Albarn a un corps fragile, une voix au fil du rasoir, qui rend triste une chanson joyeuse et inversement. Et c’est ce qui crée son univers : l’ambiguïté de deux mondes contraires pouvant s’unir pour le meilleur. Nous vous conseillons « The selfish Giant » et « Parakeet » si vous n’avez pas le temps. Pour les autres, la meilleure manière d’écouter cet album c’est dans son intégralité et au calme, pour mieux se laisse emporter. L’expérience a sûrement intimidé l’artiste, mais le résultat a ravi la rédaction. Un album réussi, c’est finalement ce qu’on attend toujours de ce genre de mecs. Et c’est encore une fois gagné !

 

Damon Albarn – Everyday Robots

2014 – Parlophone UK

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