Après 3 singles sortis cette année, les Pixies sortent enfin le successeur du très bizarre et pas très bon « Trompe le Monde » sorti en 1991. Ouais, déjà…

Les Pixies version 2014, avec un Franck Black possédé par ses obsessions

Kim Deal, bassiste emblématique du groupe, plus garçon que les autres garçons, s’en est allée. Elle a été remplacée par la sexy Paz Lenchantin (A perfect Circle, entre autres). Pour le reste, rien n’a vraiment changé. Refrains entêtants, couplets accrocheurs, choeurs et composition bien ficelés… Disons que ça fonctionne à peu près, mais ne suffit pas à faire d’ « Indie Cindy » un album réussi. Le disque commence pourtant par « What Goes Boom », un excellent titre très prometteur. Ça envoie de l’électricité, et on jurerait que le comeback des Pixies va être un coup gagnant. Mais finalement, l’album ressemble à un genre d’auto-tribute to the Pixies. Toutes les chansons sont plus que prévisible, on tourne vite en rond, et quand on est fan des Pixies, on n’a qu’une envie : écouter « Surfer Rosa » ou « Come on Pilgrim »… Les Pixies ne sont plus ceux qu’ils étaient, aujourd’hui ce sont des cinquantenaires un peu fatigués, à la limite du ringard. Franck Black a perdu cette voix qui transportait toute une fosse le temps d’un set. D’ailleurs, on a l’impression que dans cette histoire d’énième reformations, Franck Black est obsédé par l’ombre de lui-même. Peut-être que ce retour de retour de retour de scène est celui de trop.

Trop d’espoir mis dans le groupe

Qu’en est il du reste de l’album? « Bagboy » c’est du Pixies, « Indie Cindy » aussi. Finalement, le jugement d’un tel disque comme est vite fait. On a tellement aimé ce groupe pendant des années, en se contentant d’écouter leurs premiers albums et en dansant à chacun de leurs concerts, que de la nouveauté dans cette formation, ça fait peur. Si un nouveau groupe pond un album comme celui-là, il sera évidemment couvert de Grammy Awards ! Parce qu’il ne faut pas se voiler la face, certes les Pixies c’était mieux avant, mais il y a une autre conclusion à tirer : les Pixies font toujours mieux que n’importe quel nouveau groupe qui leur ressemble. L’équipe de Franck Black a le sens de la composition, et une ballade pop comme « Magdalena 318 » , peu de groupes pourraient l’écrire.

Un album à écouter malgré le passé (trop) glorieux du groupe, à coller sans honte dans sa discographie parce qu’ il redore le blason Pixies après l’ignoble « Trompe le Monde », et qui fera découvrir à tous les jeunes amateurs de ce genre de rock ce qu’est un vrai groupe de musique.

2014 – Pixies Music

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