Onzième album pour Eels, cet OVNI musical pas si bizarre que ça…

Schyzophrénie maîtrisée

Depuis « Beautiful Freak » et des singles plus que populaires du genre « Novocaïne for the soul », Eels n’a eu de cesse de perfectionner son style, savant mélange de rock, de trip-hop et de folk. Après un passage extrêmement sombre dans la vie de Mark Oliver Everett (le suicide de sa soeur et la mort de sa mère), Eels est devenu plus qu’un groupe pour l’artiste. Eels est devenu sa thérapie. Au fil des albums, il nous dévoile ses peurs et ses espoirs autour d’un monde musical de plus en plus complexe et torturé. Ce onzième disque est une symbiose, l’alliance tant attendue entre tous les registres visités avec talent par Eels.

Introspection dans la vie de E

L’album commence par l’instrumental « Where I’m At » qui définit clairement le fil rouge de l’album : une introspection dans la vie d’Eels. Toute la musique présente sur le disque se place entre joie et tristesse. L’artiste a pris de la bouteille, ça se sent par exemple dans la chanson « Gentlemen’s Choice » qui pourrait faire penser à du Tom Waits, si on ose la comparaison! Eels maîtrise tout, la voix, les instruments, et cette étrange mélancolie qu’on ne pourra jamais lui retirer, une ambiance pleine de spectres et de cordes. La tracklist est complexe quand on prend chaque titre séparément, tout fourmille de détails, mais c’est cohérent à l’écoute. Pour ce dernier essai, E a enfin réussi à satisfaire presse et auditeurs. Personne ne peut écouter cet album sans éprouver un quelconque sentiment. Eels a 51 ans maintenant, et comme il ne fait rien comme personne, sa crise de la cinquantaine est sublimeé par un album qui répond à toutes les attentes.

« The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett » est un album à écouter par tous, et si il y a des morceaux à mettre en avant, on vous conseille « Mistakes of my youth », « A swallow in the sun » et « Gentelmen’s Choice »

Eels – The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett
2014 – E Works Record

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