Même si vous connaissez maintenant la recette par coeur, les, 13e rencontres artistiques de la rue du Safranié ont été surprenantes. Parce que les artistes étaient étonnants, parce que l’affluence était impressionnante, et parce que le mois de mai a livré sa meilleure copie météorologique. Que diriez-vous de revenir sur le bon moment passé par le public présent en essayant de donner envie aux autres de venir la prochaine fois ?

Un concept hippie, Tim Burton et des boucles

Le concept des rencontres artistiques, c’est que les artistes qui se sont accaparé (pour le meilleur) la rue du Safranié ouvrent leurs ateliers à leurs collègues. L’idée c’est d’offrir un espace d’exposition identifié, et de créer l’effervescence en mutualisant les lieux, les moyens, la notoriété des hôtes qui sélectionnent leurs invités, et le talent desdits invités. Vous voyez le tableau ? Depuis quelques temps les artistes ont aussi pris le parti d’invité des musiciens à jouer en acoustique dans la rue, hier soir c’était le duo Becky & Belha, elle avec sa voix superbe, lui avec sa guitare et ses boucles qu’il crée en live pour jouer par-dessus avec une large palette technique et un don inné pour l’adaptation de tubes mainstream (qui avait déjà entendu une aussi bonne version du répertoire des Destiny’s Child ?). Dans la rue c’était carrément la cohue à 19h, lorsque l’adjoint à la culture de St-Raphaël Guillaume Decart a pris le micro pour annoncer avec un plaisir même pas dissimulé l’ouverture de ces 13e rencontres. Bonne musique, apéro dînatoire et rue blindée, tout est réuni pour passer une bonne soirée.

Parmi les artistes présents cette fois-ci, on notera la présence d’un tatoueur extrêmement talentueux, en l’occurrence Benjamin Giuge du shop Black H(e)art, spécialisé dans l’art traditionnel et l’imagerie japonaise, invité par Pascal Grandemange. Pour les amateurs de peinture à l’huile et de couleurs pastel, il y avait les tableaux très personnels de Marie Josée Poggi chez Liliana Anic. Jean-Jacques Cordina exposait ses magnifiques photos primée du Dramont à la Galerie Municipale, la photographe portraitiste Emma B avait pris possession de l’atelier de Sabine Belli, et le peintre Alain Baixas montrait toute l’impulsivité de son travail abstrait chez Monique Flocklay. Mention spéciale à Emma Picq, qui a eu la lumineuse idée de faire cohabiter deux dessinatrices aux univers très distincts, mais liées par le culte du noir et blanc ; Gudrun Kaffsack et ses portraits de célébrités au fusain et au crayon (étonnants de réalisme), et la jeune Ambre Elien, avec ses hallucinants tableaux d’influence Burtonienne, réalisés à l’encre de Chine ou carrément au stylo, bourrés de détails minuscules et particulièrement impressionnants.

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Nous on n’a qu’une chose à ajouter : vivement les 14e.

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