Je ne sais pas si vous êtes au courant de notre situation géographique, mais il se trouve que les bureaux du magazine sont situés juste au-dessus d’un magasin d’Airsoft/Paintball qu’il faut qu’on traverse tous les matins. Et tous les matins, on passe devant des choses qui défient notre crédulité. Avec les semaines qui défilent, on essaie de se documenter vite fait auprès du personnel du magasin (Laurent et Shootgame, qu’on remercie) pour en savoir un peu plus sur ce monde qui nous est parfaitement étranger. Et plus le temps passe, plus on est intrigués par une réplique d’arme qui nous fait beaucoup rire, sans qu’on sache si c’est nerveux ou pas. Vous connaissez le Vulcan M-134-A2 ? Pour les amateurs d’armes, c’est la Rolls des miniguns, ces armes dérivées des Gatling, qui possèdent plusieurs canons mis en rotation par une action électrique ou pneumatique, et qui balancent des rafales de 7.62mm (pour les plus récentes) à des cadences proprement infernales : jusqu’à 4000 balles par minutes, même plus en bricolant un peu (jusqu’à 10 000). Utilisées pour des tirs de soutien, notamment par la DCA (Défense Contre les Aéronefs), il faut pour les utiliser embarquer des bandes de munitions longues comme un jour sans pain, et les poser sur des tourelles portant le poids du machin à environ 180 kilos. Bref, y a de quoi se marrer.

Et bien pour ceux qui n’ont pas accès à ce genre de jouets, parce qu’il faut quand-même quelques permis, il reste l’airsoft. Car oui, le Vulcan M-134-A2 pour tirer des billes en plastique, ça existe. Et c’est complètement zinzin, comme objet.

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50 billes par seconde et un kilo de plastique embarqué

L’univers de l’airsoft permet aux amateurs d’armes et de tir de s’amuser avec des répliques d’armes existantes, en tous cas la plupart du temps. Certaines sont issues de mondes imaginaires comme les flingues de Resident Evil ou Terminator, mais le plus souvent ces armes existent. Le principe de la réplique du M-134, fabriqué par Classic Army, est le même que celui du vrai : balancer un nombre hallucinant de munitions pour permettre aux troupes alliées d’avancer en gardant l’ennemi à couvert. Du tir de soutien, quoi. Ici, on peut canarder jusqu’à 50 billes par seconde, et embarquer jusqu’à un kilo de munitions dans un chargeur intégré. Il existe aussi une version plus grosse, avec carrément un tanker dorsal pour arroser encore plus longtemps sans avoir à recharger. La différence, c’est que la version airsoft ne nécessite pas de tourelle, mais simplement des bras motivés, puisqu’elle n’affiche « que » 12 kilos sur la balance. Vous allez nous demander combien ça coûte de s’offrir un flingue énorme pour terroriser une team d’airsoft dans un sous-bois ? Environ 3500 euros. Mais ça restreint quand-même beaucoup le champ d’action des types d’en face, et puis hé…quel kif. Et la prochaine fois on vous parlera des Claymores, tiens !

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