Il est le photographe attitré de la rubrique « Onirique » du magazine. Il est aussi parfois sur le terrain avec nous quand il est capital de ramener des images qui ont de la gueule. « Il », c’est Kevin Duval, 1m90 et des pieds immenses, photographe de talent et contributeur précieux, qui aime aussi écrire et qui additionne ses talents pour faire un peu de pédagogie. Si vous aimez la photo, que vous comprenez quelques bribes mais que vous souhaitez approfondir un peu vos connaissances, c’est là que ça se passe.


Voir aussi l’article précédent sur les différentes catégories de boîtiers :

Catégories de boitiers numeriques

 

Les objectifs, ce qu’il faut savoir.

Ils dépendent de beaucoup de choses, de la même manière qu’un œil, mais principalement des lentilles qui les constituent. De plus ou moins bonne qualité selon le constructeur et l’entretien, ces objets sont ESSENTIELS dans la prise de vue reflex/hybride (les boîtiers à objectifs interchangeables, vous vous souvenez ?). Et là encore, différentes catégories existent.

– Le téléobjectif :
Un zoom au grossissement assez impressionnant, c’est souvent ce que vous pouvez voir sur les boîtiers des paparazzi en quête de clichés peu flatteurs pour la presse à scandale. C’est aussi ce qu’utilisent les photographes au bord des terrains de foot les soirs de match sur FT1 (pour ne pas leur faire de pub on vous laisse remettre en place les lettres dans l’ordre). En ce moment, c’est la saison !

– Le macro :
C’est un objectif qui effectue sa mise au point (qui établie donc une zone de netteté parfaite) sur une distance extrêmement proche, moins de 20 cm en moyenne. Utilisés pour les photos d’insectes, de natures mortes, ce genre de trucs, ces objectifs sont sensibles et coûteux. Il faut vraiment en avoir l’usage, autrement il est possible de s’en créer un « low-cost » en achetant une bague d’inversion pour modifier la distance d’hyperfocale, comprenez la  » distance minimum à laquelle les sujets seront perçus de façon nette ».

– Le grand angle et la focale fixe :
L’outil indispensable en photo : ni un zoom, ni un téléobjectif, il varie en général entre 20 mm et 85mm. C’est une vision unique, c’est à vous de vous déplacer pour changer le grossissement de votre sujet. Souvent doté d’une bonne ouverture de lumière, il offre des plans magnifiques et change complètement la manière de photographier.

– A l’extrême; Le fish eye ou « oeil de poisson » :
C’est une focale entre 8 et 14mm qui possède une lentille ovale et qui permet d’avoir un angle d’environ 180 degrés sur une seule photo, créant de ce fait une distorsion des bords, très utilisé dans le domaine sportif ( skate, ski, snowboard etc ). C’est ce genre d’objectifs qui sont montés de série sur les camera « GoPro » pour offrir un panorama immense.

A bascule et décentrement :
Sa partie optique peut être basculée et déplacée par rapport à la surface sensible. Le but de cet objectif, c’est de permettre le contrôle de la perspective et de la profondeur de champ.

– Lens-Baby :
Dans le même esprit que la catégorie précédente, sauf que ce système est moins onéreux, largement. Original et ludique, il permet une création sans limite avec des mini-objectifs compatibles toutes marques.

 

L’ouverture de la lumière.

Vous avez sans doute vu sur vos objectifs, en plus du nombre de « mm » une valeur précédé d’un « f ». Il s’agit de l’ouverture. Pour les objectifs de base fournis quand vous achetez un appareil reflex, elle se situe entre f3.5 et f4.5 , ce qui est moyen vous oblige à vous procurer d’autre optiques, suivant vos besoins.

La plus grande ouverture accessible au public est de 1.2. Très coûteuse et capricieuse lors de la mise au point à moins de 2 mètres. L’ouverture se décline en chiffres, qui n’ont a priori aucun sens : 1.2/ 1.4 / 1.8 / 2 / 2,8 /3.5/4.5/5.6 / 8 / 11 /16 /18/22, etc. En fait, plus le nombre augmente moins l’appareil recevra de lumière lors de la prise de vue.

 

diaframma

 

Infos supplémentaire :

Le mode AF permet la mise au point en automatique avec le moteur intégré, à l’inverse du mode MF qui vous obligera à travailler manuellement : certains appareils ne disposent pas d’AutoFocus, et sont donc en mode manuel permanent.

La compatibilité est aussi un facteur important à prendre en compte. Évoquons les plus connus : chez Nikon pas de soucis notables, les objectifs de toutes les époques s’adaptent sur tous les boîtiers (hors appareils hybrides) ; chez Canon il faudra faire attention à la mention FD – EF/EF-S , selon le type il vous faudra acquérir une bague d’adaptation pour pouvoir monter un objectif d’époque argentique sur un boitier type EOS récent (toujours hors hybrides). Qu’est ce qui a changé depuis la création de ces merveilles ? Et bien la finition, les matériaux, l’expérience qui a permis de les rendre plus fiables.

Attention aussi au capteur de votre chambre photo, selon le modèle la valeur indiquée d’un objectif sera inexacte. Les objectifs sont construits pour être montés sur des boîtiers avec des capteurs dits « plein format 24×36 ». Les appareils les plus vendus (peu importe la marque) le sont avec un capteur APS-C qui multipliera la valeur par x1.6. Par exemple, un 50mm qui est sensé représenter au plus proche la vision de l’œil sera transformé en un 80mm puisque 50×1.6 =80.

Pour conclure, cernez donc bien à l’avance vos besoins avant de vous équiper. N’hésitez pas à poser beaucoup de questions aux vendeurs, cela ne vous fera pas de mal non plus de compléter vos connaissances grâce à des forums animés par des mordus de photos pour être sûrs d’acquérir l’objectif qui vous convient.

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