Et même bien plus que ça. Pour ne rien vous cacher, l’ensemble de la rédaction a été convié au repas des mécènes et des partenaires du festival. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Julie Di Costanzo ainsi que toute l’équipe du service culturel de St-Raphaël ont très bien fait les choses en couplant ce happening gastronomique avec le concert du Glenn Ambassadors Big Band. Entre l’hôtel La Marina et le parvis du Palais des Congrès, petit retour sur cette soirée dans les arcanes d’un des plus beaux événements culturels de la côte varoise.

Du champagne, du poisson et des bonnes manières

Il régnait dans le hall de La Marina un ambiance très mondaine, forcément, lorsque l’équipe a débarqué un peu avant 19h. Quelques têtes connues font rapidement leur apparition, et semblent plus détendues que d’habitude, comme par exemple l’adjoint raphaëlois en charge de la culture Guillaume Decard, qui pour une fois n’est pas venu pour travailler mais seulement pour le plaisir (même s’il avoue, y compris en « off », toujours s’éclater sur les manifestations culturelles). Une fois quelques coupes de champagne partagées au bord de la piscine, tout le cortège s’est attablé dans la salle de restaurant pour déguster un excellent repas fait d’une copieuse salade, de poisson et de macarons pour le dessert. Les convives ont tous plus ou moins laissé leurs préoccupations professionnelles derrière eux, ils sont là pour profiter, du repas dans un premier temps, puis du concert qui suit. L’organisation invite d’ailleurs tout le monde à se hâter un peu en fin de repas pour prendre place sur le parvis, afin que le concert puisse commencer à l’heure prévue en présence de l’ensemble du public, bonnes manières obligent.

Des militaires en rang, du swing 40’s, barracuda et des diapos

Le concert en lui-même annonçait la couleur avant même que ne retentisse la première note : ce soir, ce sera Glenn Miller, et rien que Glenn Miller, avec tout ce qui a propulsé ce tromboniste américain au rang de légende du jazz. Les diapos projetées en fond de scène ainsi que les tenues militaires d’époque arborées par les 20 musiciens se chargent de rappeler quelques bribes historiques sur la vie et la mort de Glenn Miller, disparu pendant la seconde guerre mondiale au-dessus de la Manche lors d’un incident aérien, alors qu’il était venu jouer « pour le moral des troupes » avec son big band (exercice qui faisait partie intégrante de son agenda). Sur scène, un petit décorum très années 40, une section de cuivres bien en rang dans la grande tradition des big bands américains (même si celui-ci, à l’exception de son chanteur britannique, est français), et quelques pas de danse très bien sentis, exécutés par quatre danseurs de grand talent, dont un sosie capillaire de Mr T. époque Agence Tous Risques/Clubber Lang. Musicalement, ça vole bien sûr très haut, avec une interprétation fidèle de tous les plus grands standards de Glenn Miller (« in The Mood », « Moonlight Serenade » sur lequel quelques danseurs d’un soir ont improvisé un slow langoureux, etc…). Un vrai concert de big band, avec en plus un excellent frontman.

Il reste encore une journée ce lundi, avec un programme très riche que vous pouvez retrouver sur saintraphaël-jazz.fr, et notamment le concert de clôture donné par l’ensemble La Velle Gospel Project. Mais le Festival des Jazz, vous le savez, c’est surtout l’occasion de déambuler au hasard dans la ville pour assister à des concerts gratuits (pour l’immense majorité) dans des lieux habillés pour l’occasion. Alors promenez-vous, ouvrez les oreilles (que théoriquement vous ne pouvez pas fermer), et profitez !

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