« Turn Blue », c’est déjà le huitième album du vrai/faux duo qui défraie les chroniques rock avec son Lo-Fi très personnel, inonde les publicités de ses morceaux tous plus « hypes » les uns que les autres. Les Black Keys ont encore une fois collaboré avec Danger Mouse, le génie de Gnarls Barkley entres autres.

Carrefour giratoire.

Habitués depuis peu des plateaux TV, des concerts de stades, des Grammy Awards, et célébres pour de bon depuis le fameux « Brother », Dan Auerbach et Patrick Carney sont passés de « duo rock fan de blues » à « duo accompagné d’un tas d’artistes faisant un peu dans la pop ». Ca fonctionne avec toutes sortes de fans, et ça ressemble à la condition sine qua non pour faire danser le monde entier. The Black Keys l’ont compris, et ont laissé aux manettes Danger Mouse, qui orchestre ce genre de productions à la perfection. Mais trois albums quasi-identiques, n’est-ce pas trop? Parce que oui, « Turn Blue » c’est presque pareil qu’ « El Camino ». Fan de la première heure, oubliez « Thickfreakness » ou « Magic Potion », ici le rock et le blues n’ont plus vraiment leur place, à croire que leurs influences sont reléguées au rang de teintes accrocheuses pour continuer à ratisser large. L’album fonctionne, mais il est largement de trop dans l’univers de ces génies, qui ont pourtant su nous surprendre avec le projet « Blackroc » (2009), mélange entre stars du hip-hop et morceaux rock épiques.

En détail.

« Turn Blue » commence par « Weight of Love » : une espèce d’énorme plagiat de « Breathe » des Pink Floyd, avec le tempo accéléré. Honteux. Mais bon, The Black Keys est un groupe qu’on pardonne assez facilement, donc on continue. « In Time » et « Turn Blue » tournent comme les morceaux classiques du dernier album, ceux qui ne sortiront pas en single, mais qui sont efficaces pour séduire le grand public. « Fever », le single, remplit son rôle, et même très bien puisque c’est sans conteste le tube de l’album. Une espèce de « Money Maker », mais encore plus soul. Le reste de l’album est à l’image de tout ça. Le duo recycle, à croire qu’ils n’ont plus le modjo!

Ne crachons pas dans la soupe. The Black Keys, ça reste une voix, un style, qu’on retrouve dans l’album. « Turn Blue » n’est pas le pire album sorti cette année, mais restera une erreur de parcours pour un si bon groupe. Les fans du duo attendront avec impatience le 9ème album, qui mettra leur réputation en jeu!

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