LES VOIES DU DESTIN
De Johnathan Teplitzky
Sorti le 11 juin Avec Colin Firth, Nicole Kidman 
Un film sur la vengeance

Soyons d’emblée honnête : la critique n’a pas été tendre, à quelques exceptions près, avec la dernière livraison de l’Australien Johnathan Teplitzky. Trop ampoulée, trop mièvre, trop molle, sa réalisation ne réussit pas à faire revivre le mythe de la rivière Kwaï, mis en image par David Lean dans les années 50 d’après le roman de Piere Boulle. Mais donnons une chance à Teplitzky, qui se concentre sur un autre sujet (la vengeance d’un prisonnier de guerre britannique), et qui fait mieux que louper un remake, crime artistique que d’autres ne se gênent plus pour commettre en série.

La voix ferrée de la mort

Pour bien saisir le message délivré par le film, il faut connaître l’histoire de la «Voix ferrée de la mort», ce chemin de fer entre le Siam et la Birmanie, construite par les Japonais pendant la seconde guerre mondiale. Ce sont surtout leurs prisonniers de guerre et des populations civiles locales menacées qui s’y sont collés. avec plus de 100 000 morts à la clé pour construire ces 415 km de rails entre Rangoun et Bangkok. C’est dans ce contexte qu’a été torturé le soldat britannique Lomax (qui existe vraiment), interprêté par Colin Firth. Et même si la guerre est finie, il trimballe avec lui tellement de douleurs psychologiques que son épouse (Patti – Nicole Kidman) sent que ça va mal finir.

Un jeune acteur 24 carats

S’il est vrai que la narration de Teplitzky raîne parfois en longueur, c’est parce que Colin Firth sait magnifier les silences. Mais la vraie découverte, c’est Jeremy Irvine (Lomax jeune), éblouissant en martyre de la folie guerrière japonaise, qui mettra les plus sensibles extrêmement mal à l’aise.

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