Et tout ça en Allemand. Enfin, surtout la partie négociation. Disons plutôt, de l’anglais rudimentaire, entre les Allemands de Neon Splash et nous-mêmes. Et on s’appelle souvent, on apprendrait presque à s’aimer, à force. Mais c’est l’urgence qui crée cette saine émulation.

On vous a laissés la semaine dernière avec un florilège de promesses. Vous devez déjà vous imaginer perdus dans la fosse aux lions des Arènes (ne riez pas, à l’époque il y en avait vraiment, des lions), collés-serrés les uns aux autres dans une orgie de peinture fluo, l’élasticité du plexus mise à l’épreuve par 40 kilos de son. Et c’est ce qui va arriver dans un peu plus d’un mois. Mais d’ici là, nous, on a la lourde tâche de préparer tout ça. Et comme en cuisine, l’accumulation d’ingrédients, à intégrer à des moments très précis, rend la recette délicate. En plus il faut parfois aller faire les courses parce qu’il manque un truc très important. On sait où on va, on connaît le chemin, mais c’est en montée. Une Alpe d’Huez numérique, téléphonique, administrative et financière. Vu d’en bas, c’est magnifique et intimidant.

Conciliabules, dialogues de sourds et consécration

Vous l’avez constaté, le site web de Bah Alors ? continue d’être alimenté régulièrement, et l’équipe de rédaction reste sur le qui-vive avec une amplitude horaire qu’on qualifiera de…large. Disons qu’on n’est pas souvent au bureau, sauf pour écrire. Mais l’organisation du Neon Splash a quelque pu changé notre rythme de vie, tout simplement parce qu’il faut qu’on se croise un peu plus souvent. Et quand on se voit, on essaie de tout faire vite, sans hurler, ce qui n’est pas toujours possible :

« Les flyers ? »

« Presque ! »

« Il les fallait pour hier »

« Ouais ben comme les 4×3, les banderoles et les abribus, mais j’ai pas de stagiaire à exploiter »

« Le magazine? »

« Je fais ce que je peux »

« Tu penses que c’est assez? »

« J’en sais rien, mais j’ai pas de stagiaire à exploiter »

« Neon Splash ? »

« J’en ai marre, y causent en allemand je comprends que la moitié des mots »

« Putain, cherche pas, c’est peut-être leur stagiaire »

« Les salauds… »

Imaginez aussi que l’été, en dehors de notre belle région et de 2 ou 3 spots touristiques situés près des grandes étendues d’eau, le reste du pays hiberne paisiblement jusqu’à la rentrée des classes. Ce qui veut dire que la personne qu’on essaie de joindre au téléphone toute la journée pour qu’elle lance la billetterie en ligne, ou qu’elle imprime des flyers, ou qu’elle nous fasse un devis pour l’assurance, et ben elle est probablement à 2km de nous en train de se dorer la cuisse à la plage au lieu de s’occuper de notre cas à Paris. Du coup on tombe assez souvent sur le mec qui connaît la fille qui sait que Mr Machin n’est pas là, « rappelez lundi en 8 ». Sauf qu’on  pas le temps, on a des milliers de personnes à divertir dans 5 semaines, et la ferme intention d’y parvenir. Malgré quelques difficultés, qu’on a appris à contourner. On a même déjà vendu des places, sans avoir dit qu’il était possible d’en acheter. En fait, tout ça, c’est un problème de stagiaires…

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