C’est dans même pas 4 semaines et du bureau on entend déjà les élastiques qui claquent. Les élastiques, oui…des maillots, des soutifs, des caleçons, les élastiques, quoi ! Vous comprendrez quand vous serez au milieu de l’arène, éclaboussés par les dingues autour de vous qui vont s’agiter dans tous les sens et que vous vous ferez canarder de peinture par des jolies filles postées dans les gradins. Mais en attendant la soirée du 6 septembre, on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour les mériter, ces claquements d’élastiques. Les vôtres, et puis y a pas de raison, les nôtres. Et ça commence par de l’affichage, pour que tout le monde soit au courant.

Mafia de rue

Pour la première fois de notre vie, on a monté une opération promotionnelle d’envergure. Comprenez par envergure, « avec un budget ». On reste associatifs dans l’âme et dans le coeur, mais on ne sait que trop ce qui arrive quand on ne maîtrise pas tous les paramètres (l’incertitude fait partie des charmes de l’organisation, et plus c’est associatif, plus c’est charmant). Donc on a fait appel à des pros, mais qu’on connaît, une sorte de compromis. Si tout va bien, depuis mercredi vous pouvez voir sur la voie publique des jolis minois bariolés de néon-peinture sur les abribus, avec un gros logo Neon Splash en travers, pour faire travailler votre subconscient et vous donner cette irrésistible envie de faire pareil que ces filles visiblement transportées par leur expérience.

Mais les abribus, c’est un truc d’officiels, de professionnels, faut prendre rendez-vous, signer des papiers. On s’y met, mais c’est pas de là qu’on vient. Nous, on est nés dans la rue, enfin…c’est là qu’on a appris à marcher, en tous cas. Donc maintenant qu’on court, et qu’on sait plus ou moins vers où, on continue de le faire sur les pavés du coin. Et on a inondé ledit coin de flyers, d’affiches, si on avait pu on aurait fait des catalogues de 1000 pages avec des photos de filles nues et d’éphèbes épilés pleins de peinture pour vous donner envie. Mais nos copines n’étaient pas d’accord, et la tondeuse est en panne. Sur certains points, on reste associatifs…

Cela dit, on a confié le bébé aux DJs de Pondafloor, parce qu’on connaît leur maîtrise territoriale de la promotion. C’est notre street-team, la meilleure qu’on connaisse. On a aussi rameuté les collègues de la Sumotronik et des Plages Electro, qui nous ont dit qu’on était fous mais que ça allait être un truc énorme. On a même imprimé des t-shirts pour rhabiller des profs de sport, qui peuvent faire mille abdos dans la même journée comme Patrick Bateman. En gros, on se donne à fond.

Le compte à rebours est lancé, les préventes aussi. Pour nous c’est loin d’être fini, mais on avance. En même temps, on va aux Arènes, à vol d’oiseau c’est pas loin.

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