La grande soirée du Mas, chaque année depuis 4 ans maintenant, c’est eux. Bertrand, Sylvain, Anders et Guillaume, l’équipe de We are the 90’s, ont bien voulu – entre le plongeon dans la piscine et l’apéro au rosé – répondre à quelques questions. Une interview sur les fauteuils du Mas, fin de journée, détendus, avec quatre mecs qui ont une culture musicale énorme qu’en plus ils ont classée chronologiquement.


Depuis 2007 vous faites revivre les années 90 un peu partout en France, comment vous est venue l’idée ?

Bertrand : Un peu comme ce qu’il va se passer dans quelques minutes : autour d’une bouteille de rosé. Avec Sylvain on travaillait dans une agence de comm’ et voilà, un déjeuner fort convivial nous a amenés un peu par rejet des années 80 qu’on entendait sans cesse encore en 2007. On entendait nulle-part les années 90 et c’est ce qu’on écoutait à la radio, et ce qu’on avait envie de ré-entendre dans les soirées tout simplement.

Sylvain : On s’est rendus compte que les années 80 pour nous ça parlait pas, quand on avait 12/13 ans on dansait sur Docteur Alban ou Alliance Ethnik etc… Donc tout ce côté revival années 80, finalement ça nous faisait pas monter les poils. Et au début on s’est lancés comme ça, dans une petite soirée dans un bar très convivial – parce qu’on est beaucoup sur la convivialité – qui s’appelait « N’importe quoi ». On a commencé à faire deux soirées avec une trentaine de personnes et puis petit à petit bah (Guillaume fait des bruits bizarres en attendant le rosé, tout le monde rit (et moi je galère à le retranscrire)) la soirée commençait à prendre en notoriété et on s’est très vite retrouvés au Sullivan’s place de Clichy, où on a fait une dizaine de session les jeudis soir. Et un jour, Virginie Mosser qui était notre responsable presse a démarché l’Elysée Montmartre. Et à partir du moment où on a fait l’Elysée Montmartre c’est devenu quelque chose d’énorme, depuis 2009 donc jusque maintenant…

Les 90’s c’est vaste, et des centaines de groupes se sont succédés dans le top 50 en France ou ailleurs, plusieurs styles se sont mélangés, vous faites comment pour satisfaire des fans de Nirvana et des fans d’East 17 en même temps ?

En choeur : C’est les mêmes !

Sylvain : On fait exactement ça, on met Nirvana et ensuite on met East 17, et ça marche extrêmement bien. Je pense que c’est ça aussi qui fait que ça fonctionne parce qu’on passe vraiment du coq à l’âne -j’ai bon dans les animaux?- et comme on crée des soirées où on ne se prend vraiment pas la tête, il y a vraiment un très très bon état d’esprit, ça nous pose aucun problème de passer de Nirvanan à East 17 et au contraire parce que c’est exactement ce qu’on écoutait quand on avait 14 ans.

Guillaume : Voilà , ça retranscrit bien l’époque 90, comme le Hit Machine qui passait de Nirvana à East 17.

Vous, la décennie 90’s vous l’avez vécue comment ?

Guillaume : Avec des boutons… (rires)

Sylvain : Et des bagues ! Mais c’est ça, c’est les premières boums, c’est les premiers émois, les premières émotions, les slows où tu touchais les vêtements mais pas la peau.

Anders : C’est une décennie qui était riche en genres, aussi. Je veux dire le grunge, tout le hip-hop depuis le début des années 90… Il y a beaucoup de choses

Sylvain : C’est marrant parce que moi j’ai découvert le mouvement grunge/rock bien plus tard, parce qu’en fait j’étais très rap et du coup comme on était catégorisés assez facilement étant adolescents j’étais plus du côté de la street cred’ que les mecs avec les cheveux longs et sales . Mais du coup j’ai découvert pas mal de rock plus tard…

Guillaume : l’année dernière…

Sylvain : …Vers 2008, j’ai commencé à écouter Green Day et compagnie (rires)

Pour nous ou vous les 90’s c’est un truc cool qui a bercé notre jeunesse, quel effet ça vous fait de voir ces années-là récupérées par les bobos et par les jeunes qui trouvent ça ringard à l’instar des années 80 pour nous ?

Guillaume : En fait je trouve que ça n’appartient à personne. Comme tu dis les bobos ou les plus jeunes qui s’identifient à ces années-là, bah tant mieux. Le but c’est aussi de rassembler les gens donc tant mieux si il y a plus de gens qui écoutent ça.

Sylvain : On est des citoyens du monde avant tout, comme disait Michael Jackson.

Anders : C’est vrai que les plus jeunes comme tu dis doivent avoir un regard plus vintage comme nous on peut l’avoir sur les années 80.

Sylvain : Après nous c’est vrai qu’on est plus du côté… On va pas passer Jean Michel Jarre ou Laurent Garnier et pourtant c’est 90’s. Tout ce qui est techno/house… On va bien représenter la dance 90 mais il y a des courants qu’on passe à la trappe.

Bertrand : On est la pour faire du Top 50, du Hit Machine et s’amuser.

Sylvain : C’est la fête, faut que les gens s’amusent et transpirent.

A Paris vous en êtes à votre 60ème, au Mas c’est déjà la 4ème, quelle est la différence ?

Guillaume : Le rosé n’est pas le même…

Sylvain : Ce qu’on a réussit à faire à Paris, c’est qu’on fait une soirée vraiment très conviviale et du coup la convivialité qu’on a au Mas, l’esprit « bonne fête bonne ambiance », on a réussi à l’avoir sur Paris. Donc il n’y a pas une énorme différence entre les deux soirées, en tout cas au niveau de la transpiration et des cris de joie des gens c’est assez constant.

C’est quoi un mec des années 90 pour vous ?

Sylvain : Pour moi c’est Will Smith.

Encore maintenant ?

Sylvain : Ha bah oui définitivement ! Le mec encore aujourd’hui sur les plateaux tv on lui demande de chanter le générique du « Prince de Bel Air ». Au niveau des fringues, de l’identité, de la coolitude, le gars « fresh » ça correspond hyper bien aux années 90.

Bertrand : C’est d’ailleurs l’artiste – son œuvre – dont on s’inspire le plus sur la soirée.

Donc le Will Smith « fresh prince » pas le « bad boy ».

Bertrand : c’était ça ou Benny B

Sylvain : le Will Smith belge !

Cet été vous revenez au Mas, le 15 Août, pour la soirée Chronologic, c’est quoi exactement ?

Anders : C’est un projet de Bertrand, on en a discuté ensemble. On part des années 50 et en arrivant à nos jours en étant un peu plus larges dans la musique, moins hit-parade en restant dans le divertissement et la fête. C’est à peu près 45 minutes par décennies, des année 50 à 2010.

C’est un peu plus la lose dans les années 2010 ?

Sylvain : Non ça va ! 2010 on est au bout de la soirée, c’est un peu plus court (rires).

Guillaume : On a tout l’album des Daft Punk déjà.

Sylvain : Et Pharrel Williams, et après on va se coucher ! Non mais la base-line c’est « the best dance track of every decade » . L’idée c’est de passer les morceaux les plus dansants de chaque décennie…

Bertrand : Et on a un peu galéré dans les années 80.

Sylvain : Parce qu’on ne voulait pas avoir les mêmes sons que partout en restant festifs.

Dernière : s’il fallait choisir un seul groupe dans la décennie ce serait qui ?

Sylvain : Lara Fabian sûr…. On va pas dire Will Smith sinon la question tombe à l’eau.

Guillaume : Les spice Girls !

Sylvain : Pense à ta street cred !

Guillaume : Non mais c’était le premier Boys Girl… Non, Girls Band

Sylvain : Allez moi je vais dire IAM

Bertrand : C’est un tube qui met dans un état phénoménal, c’est Gala.

Anders : Plus un style… Le r’n’b 90’s avec Warren G et les autres, ça a vraiment marqué la décennie.

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