Il reste douze jours. Exactement douze jours, avant que les Arènes de Fréjus ne prêtent leur écrin mythique à des milliers de fêtards repeints en fluo. Douze jours avant que la peinture, la bière, la sueur ne coulent à flots dans une ellipse qui n’a plus vu ça depuis des lustres. Douze jours avant que nos corps et nos cerveaux à nous, organisateurs, n’hurlent à qui voudra bien l’entendre qu’on a besoin de vacances prolongées…qu’on ne prendra pas, bien sûr, puisqu’on a un magazine à faire tourner, et qu’on ne veut pas vous laisser orphelins de votre lecture favorite. Mais la dernière ligne droite, en général, ça se prend à fond la caisse, donc on a chaussé les rollers nucléaires, enfilé un jetpack, et on dévale l’autoroute de la rigolade le plus vite possible, pour que tout soit parfait. Qu’est-ce qu’on ferait pas pour vous, sans déconner… En plus de vivre le jour, on devient d’infatigables oiseaux de nuit, parce que c’est en vivant quand les autres dorment qu’on avance plus vite. Explications…

Plus grand, c’est pas possible.

Quand on organise une soirée comme le Neonsplash, une fois qu’on a le concept, l’important, c’est de régler les détails. Et des détails, il y en a des milliers. Où est-ce qu’on met le bar ? Les poubelles ? Le guichet ? On file des bracelets ou pas ? On installe une grue géante au milieu pour que des cracheurs de feu phosphorescents fassent de la varappe sur des murs de glace ? On a plein d’idées, qu’on essaie au mieux de réaliser. On devrait réussir à concrétiser la plupart de nos délires, normalement. Mais ça ne se fait pas tout seul.

Par exemple, les écrans géants : vous croyez que c’est facile, vous, de projeter 60 mètres carrés d’images en 3D sur un mur concave ? Et bien nous, on sait que non…par contre on a tout mis en oeuvre pour que ce soit passible ! C’est comme balancer des explosions de CO2, concevoir des dômes de lumière, inonder les Arènes de confettis, cracher du feu ou faire venir des hybrides Probotector/Robocop avec des lasers partout. On s’est trouvé des montagnes de choses à faire, pour que vous ayez des montagnes de trucs à vivre en l’espace de 8 heures. Et on est en passe de s’asseoir au sommet pour contempler d’en haut la masse de travail accompli. Mais c’est pas fini !

Inspection des travaux finis

Le juge de paix, ce sera vous, le public. En marge de l’organisation du Neonsplash, on a réussi à boucler un super numéro 4 du Mag dont on est très fiers, avec des interviews pas toujours faciles à obtenir, auprès de gens très importants et très occupés. Mais pour le coup, on a pu leur avancer l’argument qu’occupés, on l’était autant qu’eux ! Sincèrement, vous allez vous régaler, et en apprendre de belles sur votre territoire.

On sillonne les routes de la région PACA pour distribuer des milliers de flyers, coller des centaines d’affiches, le jour, la nuit, dans les parkings…si le Var abritait une société souterraine peuplée de Scavènes, le plus rétif à la fête serait au courant que le 6 septembre, il se passe un truc. Parce qu’on y met tout ce qu’on a, en espérant qu’on s’en souviendra tous, vous et nous, pour les bonnes raisons. La symbiose alchimique, c’est dans quinze jours. Pas un de plus. On se retrouve la semaine prochaine, pour l’avant-dernier épisode des aventures du trio infernal à l’origine du Neonsplash, si on est toujours debouts (mais ne vous inquiétez pas, on a bien compris que dormir, c’était pour après !).

PS : on a passé l’après-midi sur la plage du Kazaar, pour une performance de bodypainting avec Sylvie Ferrari, meilleur ouvrier de France. La presse était là, normalement vous verrez nos tronches dans le journal demain matin. Avec une chouette banderole.

 

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