Adaptations, suites, reboots : la création originale n’est pas au centre des préoccupations à Hollywood. Vous le savez si vous êtes fans de cinéma, l’été, c’est pas la meileure saison pour les salles obscures. Enfin, économiquement c’est pas mal, mais ici on vous parle de qualité, et en dehors de quelques blockbusters bien testostéronés (Expandables 3) ou de dessins animés toujours très bien faits mais qui intéressent très moyennement les jeunes trentenaires que nous sommes ( Les Gardiens de la Galaxie), le reste, c’est peau de chagrin. Rien, ou presque, des films confidentiels qui n’atterrissent que dans quelques salles, et personne pour aller les voir entre la plage et le marché nocturne. C’est triste, parfois, l’été.


Mais la rentrée cinématographique, c’est un peu comme la rentrée littéraire : on a les gros pois- sons, qui ont tout à prouver sur le plan critique malgré l’asssurance de faire un carton au Box Office (la clôture de la trilogie du Hobbit, le nouveau Avengers, la suite d’Hunger Games…), les comédies cinglantes venues tout droit d’Amérique avec des castings alléchants («SexTape» avec Cameron Diaz, «22 Jump Street» avec Channing Tatum, «Ninja Turtles» avec Megan Fox), et des films moins chers mais peut-être plus ambitieux.

Hulk, Bilbon, Katniss, Tris – Les gros bonnets vont inonder les écrans.

Maladie moderne du cinéma, les films 100% originaux qui réussissent à trouver un financement digne de ce nom deviennent aussi rares que la neige sur la plage du Veillat. Les gros cartons pré- vus sont donc quasiment tous des suites, des prequels, des spin-offs ou des volets appartenant à des xxxxlogies de films. La plus grosse attente concerne le troisième volet du Hobbit, «La bataille des cinq armées», qui devra d’un seul coup tenter le pari fou de hisser cette seconde adaptation géante de l’oeuvre de Tolkien à la hauteur de la saga du «Seigneur des Anneaux», qui avait catapulté Peter Jackson au sommet de la pyramide des entertainers. Ce ne sera pas chose aisée. Idem pour «The Avengers : Age of Utron». La franchise Marvel, distribuée par Disney, va encore faire claquer les billets verts par millions pour promouvoir la suite d’un film qui promettait monts et merveilles, mais qui s’est avéré être une relative déception. En ce qui concerne les deux séries en vogue actuellement chez les ados, «Hunger Games – La révolte part 1» et «Divergente 2 – l’insurrection» devront surfer sur le succès de leurs épisodes précédents sans perdre en qualité, surtout pour la série créée sous la plume de Suzanne Collins, qui n’avait eu besoin que d’un seul livre pour conclure son histoire.

Les scénaristes au chômage technique ? Oui, mais pas tous.

Si la plupart de l’argent investi dans le cinéma revient à des films très chers mais peu courageux, certaines maisons de production continuent, contre vents et marées, de financer des films origi- naux, petits ou énormes, mais qui ont au moins le mérite de porter à l’écran une histoire jamais contée.
Ce sera le cas pour le nouveau film de Zach Braff, qui propose dès cet été «Le rôle de ma vie», dans la même veine que son précédent effort «Garden State», comédie particulière et ambitieuse très bien reçue par le public. Anton Corbijn a lui aussi la bonté de nous proposer une histoire neuve avec «Un homme très recherché», imbroglio politico-sécuritaire autour des attentats du 11 septembre, avec l’une dernières apparitions de Philip Seymour Hoffman. Pour les amateurs d’épouvante, soulignons le retour d’Alexandre Aja avec «Horns», qui risque de défriser les plus serrées des moustaches. Et pour les fans absolus de Benicio Del Toro, en novembre vous retrouverez l’un des acteurs les plus incroyables de ces 20 dernières années sous les traits de celui qu’il aurait déjà dû incarner depuis longtemps, le narco-trafiquant colombien Pablo Escobar. Ce sera le cas dans «Paradise Lost», signé Andrea Di Stefano, le réalisateur de «L’Odyssée de Pi».

Pour le reste du programme, sachez que les fans de Frank Miller vont enfin pouvoir découvrir le second volet de Sin City, que les amateurs de Mad Max seront curieux de voir ce que George Miller a fait de sa franchise 35 ans après l’original (avec Tom Hardy dans la cuirasse du héros), que les Tortues Ninjas seront de retour sur les écrans, et que le héros mythologique Hercule sera lui sur les toiles sous les traits de Dwayne «The Rock» Johnson. Bien évidement ce n’est pas tout, mais ça nous promet de longues heures, pas toujours bien exploitées, dans les salles obscures.

Quelques dates clés :
Hercule – 27 août / 22 Jump Street – 27 août / Un homme très recherché – 17 septembre /

Sin City : J’ai tué pour elle – 17 septembre / Ninja Turtles – 15 octobre /

Hunger Games : la révolte part 1 – 19 novembre

Plus tard :
Le Hobbit : la bataille des 5 armées – 10 décembre / The Avengers : age of Ultron – 29 avril 2015

Mad Max : Fury Road – 13 mai 2015  / Star Wars episode VII – 18 décembre 2015

Batman Vs Superman : Dawn of Justice (si, si, ils vont le faire) – 27 avril 2016

 

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