Après deux mois passés la tête encastrée dans le guidon à 3500 à l’heure, il fallait bien que le processus prenne fin. C’était samedi soir, entre 19h et 3h du matin. Si vous étiez là, vous avez vu. Si vous n’y étiez pas, vous avez pour mission de ne pas rater la prochaine. Mais c’est pas nous qui allons vous gaver avec ça : vos amis, ceux qui étaient là, vont s’en charger. C’était un pari fou, pour nous bien sûr, mais aussi pour ceux qui nous ont épaulé dans cette aventure. Parce que c’était compliqué à l’extrême, parce que c’était la première, parce que ça coûtait cher, parce que c’était hors de la période estivale, parce que c’était dingue. Mais un truc dingue organisé par des dingues, c’est logique, finalement, non ?

Nous nous vîmes 3000 en arrivant au port

Et pourtant, nous partîmes à 3, et pas à 500 comme dans « Le Cid ». Si vous saviez tout ce qu’on peut faire à 3, vous seriez peut-être incrédules. Pourtant c’est possible, et depuis dimanche matin très tôt, c’est prouvé. Transformer les Arènes antiques en dancefloor nucléaire d’un côté et en village de festival de l’autre ? Possible. Faire jouer 17 DJs dans la même soirée sans que ce soit le bordel ? Possible. Cracher du feu sur scène, y mettre des danseuses, des échassiers, des canons de Co2, 24 projos automatiques tout autour des gradins, 50 kilos de son, 9 praticables sur le carré VIP, déployer 6000 m² de moquette et bâcher les tribunes ? Possible aussi. Tendu, courageux, difficile, hasardeux, mais possible.

Vous étiez nombreux à partager ce moment unique avec nous. Certains vieux de la vieille nous ont avoué qu’ils n’avaient pas vu les Arènes dans un tel état de jubilation depuis plus de 20 ans. On veut bien les croire. D’ailleurs nous non plus on ne s’était pas vus dans un tel état depuis plus de vingt ans. Fatigués, repeints, courbaturés, vidés physiquement et cérébralement, mais heureux de vous avoir vus en transe, un peu grâce à nous.

Sans eux…

Il est de bon ton, quand on gagne un pari et qu’on ne l’a pas fait tout seul, de remercier ceux qui ont filé un coup de main. Ce genre de défi lancé au temps, à l’argent, à la législation, aux éléments, ne se relève pas comme une partie de CandyCrush. On remercie nos partenaires, Elit Fitness, la Société Générale, Shootgame, HDI Barbero, et la Mairie de Fréjus, pour leur soutien et leur aide. On remercie le Groupe des Entrepreneuses et Son Of A Bun qui ont joué le jeu à fond en venant sur place animer le village et rendre ce premier NeonSplash encore meilleur. On remercie la Brasserie des Arènes qui nous a fait à bouffer, et on était beaucoup. On remercie Nico et Avantage, qui a prouvé qu’à Fréjus on savait faire péter du son et de la lumière encore mieux que si on venait d’ailleurs. On remercie toutes celles et ceux qui sont venus bosser sur l’événement, tous vous citer serait beaucoup trop long, mais vous oublier serait très injuste. Certains étaient encore là aux premières lueurs du soleil, pour rendre aux Arènes leur apparence du jeudi matin précédent. Un grand coup de chapeau aux services techniques et à Pizzorno, qui ont tout nettoyé sans faire la gueule un seul instant.

Et surtout, merci à vous, de nous avoir accordé votre confiance, et d’avoir fait la démarche de venir découvrir un truc nouveau, dans un monde où l’inconnu fait normalement fuir tout le monde. Parce que vous avez été de bons guerriers, vaillants, respectueux, solidaires et extrêmement responsables, vous aurez droit à une seconde manche l’année prochaine. Mais cette fois, vos amis récalcitrants, vous aurez sûrement moins de peine à les convaincre. Parce que maintenant, on est tous sûrs d’un truc : quand c’est Bah Alors qui organise, on en sort épuisé, mais on sait qu’on a vécu une expérience « priceless ». On se croise bientôt, et pas loin !

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire