Déjà, vous ne serez pas seuls. C’est le hasard qui nous a conduits entre les 4 murs du magasin Charlemagne de la rue Jean Jaurès à Fréjus en ce vendredi soir. Et en passant, un peu après 19h, on a vu dans une boutique fermée mais éclairée, une assemblée de gens passionnés par une interlocutrice munie d’un carnet de notes. Captivés, habités, muets comme des élèves possédés par un prof démoniaque qui connaît la formule pour tenir en respect les plus gigotants des perturbateurs. Même ceux du fond. Même ceux assis sur l’escalier, parce qu’il n’y a plus de place.

Les cafés littéraires de Charlemagne, ce n’est pas qu’une fois de temps en temps. C’est souvent, toujours le vendredi, et c’est l’occasion pour un lectorat qui souhaite poursuivre son expérience au-delà de la dernière page de rencontrer la bonne personne, celle qui décode le récit et qui lit entre les lignes, pour nous. En général, c’est carrément l’auteur qui vient approfondir. Et parfois, c’est un ou une spécialiste du sujet, qui propose une vision précise et argumentée d’une oeuvre, ou carrément d’un pan complet de la littérature. L’exemple de ce soir, c’était un entretien croisé entre les lecteurs et Béatrice Reiss, psychothérapeute émérite et écrivain reconnu, venue faire un brillant exposé sur le thème de « La thérapie par l’écriture ». En évoquant son propre exemple et en livrant une lecture de spécialiste sur le travail de quelques auteurs ayant soigné leur mal-être avec des mots (l’exemple de Jean-Jacques Rousseau était particulièrement parlant), elle a fait profiter un parterre de passionnés de son expérience, et a donné plusieurs clés de lecture pour mieux comprendre quelques bijoux de la littérature française. Vous l’aurez compris, pour qui s’intéresse aux livres en général, ces cafés littéraires sont hyper, ultra-intéressants. Et ce court article est là à la fois pour vous le dire, mais aussi pour vous inviter à y assister, au moins une fois. On vous le répète, vous ne serez pas seuls (du tout), et vous constaterez que certaines enseignes sont très dynamiques quand il s’agit de faire vivre la cité, même après l’heure de fermeture.

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