Et bien voilà, après 9 ans d’attente, la suite de la saga de Frank Miller est enfin au cinéma. Comme la formule de l’excellent premier opus a fonctionné, l’idée de départ etait de reprendre les mêmes et de recommencer (sauf malheureusement Brittany Murphy et Michael Clarke Duncan tous deux décédés avant la réalisation de la suite). Mais cette suite, qu’est-ce qu’elle vaut?

Basin City, avant et après.

Sans entrer dans les détails les plus geeks, Sin city 2 reprend l’intrigue du tome 2 de la saga culte de Frank Miller tout en intégrant quelques aventures des histoires courtes autour de la ville. Dwight (Josh Brolin) n’est pas encore passé sous le scalpel d’un chirurgien obscur de la vieille ville, et il est confronté à une femme, Ava Lord (Eva Green) qui est tellement sexy que tous les gars se flingueraient pour elle, d’où le titre du film (et du tome 2). En parallèle, on suit l’histoire de Johnny (Joseph Gordon-Levitt), un flambeur qui décide de se frotter au Sénateur Roark. Quant à Marv, il continue à picoler et à bousiller plein de crapules, le tout en faisant comme si les flics n’étaient pas là.
Sin City est un comic pas si dur à réaliser : Frank Miller en bon génie qu’il est, a su retranscrire parfaitement l’ambiance de la ville la plus pourrie des Etats Unis tout en gardant l’esthétique des livres. Robert Rodriguez lui, fait le boulot en montant le story-board presque impossible à changer (parce que pour les puristes c’est un pur bonheur, c’est repris à la phrase près) de la saga. La suite était déjà écrite et donc on ne peut pas parler de suite pour le box-office. Mais le résultat est-il à la hauteur de ce que l’on espère ?

Eva Green nue, de la 3D, et Rosario Dawson.

La grande différence entre les deux opus est dans la technique 3D. En 2005 c’était pas encore d’actualité, mais maintenant c’est devenu presque une obligation. Il y a deux catégories de réalisateurs : ceux qui – Dieu merci – détestent la 3D genre Christopher Nolan, et ceux qui aiment toutes les techniques possibles comme Robert Rodriguez, qui, même si on aime Une journée en enfer, Machete ou encore Planet Terror, n’est pas le réalisateur le plus fin du siècle. Donc Sin City c’est maintenant un  film en 3D, et comme tous les films 3D, il y a des plans qui n’ont aucun rapport avec le scénario, juste ce qu’il faut pour justifier l’achat d’une paire de lunettes prévue à cet effet. Pour ma part, je l’ai vu en numérique, parce que la 3D ça me file la migraine. Du coup, on voit quelques petites incohérence dans les points de vues choisis lors d’une course-poursuite ou une partie de poker. Mais ce n’est rien, on excuse tout. L’histoire est adaptée à la perfection, le casting est de plus en plus fourni, Eva Green est nue les trois quarts du temps, Josh Brolin est excellent dans le rôle de Dwight, on prend un plaisir extrême à voir Mickey Rourke en Marv tentait de se rappeler de ce qu’il vient de se passer en tabassant des jeunes, Jessica Alba fait des lap-dances saoule et on se rince l’oeil. Mais surtout Rosario Dawson, dans le rôle de Gail (la chef des filles de la vieille ville) est tout simplement démoniaque, et à la rédaction on est unanimes : 2 minutes de Rosario Dawson habillée valent plus que 30 minutes d’Eva Green nue.
Le film dure 1h40, pleine d’action, de phrases cultes, de jolies filles. Ce n’est pas un chef-d’oeuvre, Sin City premier du nom est meilleur mais cette Arlésienne du cinéma a réussi le pari fou de faire vivre les pages d’un des comics les plus réussis de la création, sans le trahir et avec un rythme des plus soutenus. A voir, et à revoir en binôme avec le premier épisode.

 

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