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C’est nul. Vraiment nul. Voilà comment je choisis d’entamer cet article. J’aurais aussi pu écrire « 13 morceaux, et autant de raison de se pendre » mais non. « Nul » c’est vraiment le mot clé. Zaz, grande voix d’aujourd’hui, encensée par Raphaël, choisie par Scorsese pour « Hugo Cabret », bourrée de récompenses depuis sa sortie du métro jusqu’à aujourd’hui. Plus sérieusement, l’album est composé de 13 morceaux, dont aucun n’est original, allant de « Aux Champs-Elysées » à « Paris Canaille » en passant par « La complainte de la butte ». Rien d’original, tout est ultra marketé et d’une nullité abyssale. La voix ça ne va pas, comme à son habitude c’est nasillard et sans aucune articulation. Zaz, si tu nous lis, c’est pas « Paré », ni « Pri », ni « Péré », mais « Paris » P.A.R.I.S (et le S ne se prononce pas). Niveau… organisation de l’album, il y a Thomas Dutronc, Charles Aznavour et même Quincy Jones qui se retrouve on ne sait trop comment à produire un album jazz manouche bon marché. Tout est fait pour que ça marche, les chanteurs à la mode, des morceaux que tout le monde connait… Tout sauf le talent, l’originalité ou encore l’hommage sincère à la ville capitale. La chanteuse a su étaler ses compétence d’historienne avisée par son discours honteux sur la légèreté qui régnait du temps de la France occupée. C’est nul et affligeant. Parce que dans cet album, quand on parle de capital, on ne parle pas de Paris mais bel et bien du profit que va réaliser la boîte de production grâce à des milliers de disques signés Zaz sous le sapin. On vous conseille de vite changer de rayon et de vous faire plaisir en écoutant n’importe quoi d’autre. Si, si, n’importe quoi.

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