Une boutique en plein milieu du centre-ville de Saint-Raphaël, qui ne propose que des choses improbables, parfaites à offrir, sérieusement ? Absolument, chers lecteurs. Et chez Andrea, il y a des milliers d’objets complètement fous, design et improbables, mais terriblement indispensables. Pour transformer ce problème en solution, rien de tel que de discuter 5 minutes avec l’Italien le plus fantasque que vous puissiez rencontrer.


Andrea, est-ce que Yellow, c’est le magasin où on rentre sans savoir ce qu’on veut, mais d’où on sort avec des milliers d’envies ? C’est l’impression qu’on a toujours eue…

C’est ce que me disent les clients, « on vient parce qu’on sait qu’on trouve toujours un truc, chez vous ». Même si on n’a pas trop d’idées, quand il faut qu’on fasse un cadeau, chez vous on sait qu’on va trouver.

En même temps, tu as une liste de fournisseurs assez dingue.

Je vais un peu partout. Je sélectionne tout. En fait à la base je me suis inspiré de copains, qui ont le même style de magasins, mais pas ici, plutôt dans les grandes villes. Au fur et à mesure je l’ai fait évoluer, les leurs sont dans des grandes villes étudiantes, ils ouvrent la porte, ça rentre et ça sort sans arrêt. J’ai dû adapter, certaines choses marchent à bloc là-bas et pas ici, ou inversement. St-Raph c’est un peu compliqué. n fait au départ tout est parti du papier, avec cette marque, LamaLI, c’est une ONG népalaise. Ils sont établis à Katmandou, tout est parti de cette marque que j’adore. Ils font plein de choses, ils aident les gens là-bas, construisent des écoles, etc. C’est vraiment dans le même état d’esprit que mon magasin. En fait j’essaye de ne travailler qu’avec des artisans. Ils font tout à base de lokta qui est un petit arbuste de là-bas, de la famille du laurier, et ils ne coupent que les feuilles, pas les branches ! Le papier est hyper résistant, tu fais ce que tu veux avec, collé au mur, papier cadeau, tout. C’est top, et c’est tout fait à la main.

Décidément tu te débrouilles pour avoir ce que les autres n’ont pas.

Ben c’est à dire que ça fait déjà longtemps que j’y pense, à ce magasin. Ce genre de boutiques, je les fréquente toujours quand je voyage. Je me suis demandé si ça allait fonctionner dans une ville comme celle-ci. Ailleurs ils sont toujours bien remplis, alors j’avais de l’espoir, j’ai voulu essayer. t depuis que c’est ouvert, ça fait trois ans, je touche le public de Cavalaire à Nice, en comptant le haut-Var, etc. Quand les gens découvrent le magasin, ils sont très contents, parce que pour ce genre de produits ils étaient obligés d’aller dans des grandes villes.

Et les guirlandes, pour Noël, on en parle ?

Ah ça cartonne pas mal à Noël, oui ! Surtout que nos guirlandes, ici, tu as la guirlande et la boule en même temps !

Et pour la période des fêtes, tu grossis beaucoup le stock ?

Oui, j’ai pas intérêt à me planter. Parce que sinon, en janvier je ferme ! Noël, dans l’absolu, c’est le mois où en 2/3 semaines je fais normalement environ 20% de mon chiffre de l’année. Derrière ça se casse vite la gueule, en février ici tout le monde part à la neige, et sinon ça marche bien l’été. Donc j’essaie de répartir correctement le stock, d’en avoir beaucoup à Noël et pour les touristes l’été, les étrangers qui viennent ici ils adorent ça !

 

 

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