Des centaines de personnes se sont réunies jeudi matin sur la place Formigé de Fréjus, pour rendre hommage aux douze victimes de la tuerie du mercredi 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo. Une initiative lancée par la ville de Fréjus, pour un rassemblement qui s’est tenu à 12h30 sous un grand soleil.

Des pancartes, de l’émotion, et pas de récupération.

Comme un peu partout en France, les personnes préentes étaient venues avec des pancartes écrites en blanc sur noir, «Je suis Charlie», pour rendre un hommage solennel et silencieux aux journalistes et desinateurs cultes de l’hebdomadaire satirique, ainsi qu’au personnel administratif et aux policiers tombés lors de la fusillade.
Au micro, c’est un ancien journaliste de Nice-Matin, Gerard Amen, qui s’est occupé, la gorge nouée, d’énoncer le nom de toutes les victimes. L’assistance très hétéroclite n’a pas bougé une oreille pendant le discours d’un homme manifestement très affecté par les événements. Après avoir salué la mémoire des collègues disparus, et souligné l’importance de leur contribution à la liberté d’expression, Gérard Amen a invité l’assistance à respecter une minute de silence, avant de chanter La Marseillaise.

On pouvait craindre que la mairie ne récupère politiquement l’événement, on pouvait craindre des débordements, on pouvait craindre beaucoup de choses. Mais David Rachline n’a pas dit le moindre mot au micro, et les personnes présentes sont venues se recueillir, et uniquement se recueillir, pour honorer la mémoire de douze personnes tombées sous les balles de gens fous. C’était bref, intense, solennel, grave, et la place Formigé noire de monde un jeudi 12h30, ça prouve que la population locale n’est pas restée insensible, loin de là, à ce tragique événement. Nous non plus, parce que quelque part, sans Charlie, est-ce que Bah Alors ? serait tel qu’il est ? C’est pas sûr…

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