Il est le maire de Saint-Raphaël depuis presque 20 ans maintenant. Plus que rompu à l’exercice des voeux à ses administrés, Georges Ginesta a opté cette année pour une forme de légèreté que l’on ne lui connaissait pas avant cette quatrième mandature. Plus décontracté qu’à l’accoutumée, très à l’aise dans l’improvisation, le député-maire de Saint-Raphaël a donné dans la cérémonie très carrée, sans grandes révélations, pourtant il y avait comme toujours beaucoup de monde pour l’écouter.


C’est dans l’écrin du Palais des Congrès que s’est traditionnellement déroulée la cérémonie des voeux à la municipalité de Georges Ginesta, député-maire de Saint-Raphaël, en ce jeudi 8 janvier. La grande salle était blindée, le hall l’était également, rempli par les gens qui n’avaient pas trouvé assez de centimètres carrés pour s’engouffrer dans l’enceinte principale. 19h pétantes, début du film diffusé sur deux écrans géants disposés de part et d’autre de la scène. Au programme, un genre de journal télévisé made in le service communication de la ville, qui retrace en 20 minutes tout ce que la,municipalité et la Cavem ont fait de bien depuis l’année dernière. Souvenons-nous bien qu’une cérémonie des voeux est avant tout une opération de communication, en même temps qu’un moment convivial.

Tranches de 20 minutes, improvisation et grands sujets.

Le film et sa longue litanie habituelle de bonnes nouvelles terminé, c’est au tour du député-maire de s’emparer du micro pour s’adresser à une foule compacte, très curieuse de savoir ce qu’il va raconter. Les grands sujets du moment, tout le monde les connaît : la boîte de nuit «Le Colisée», l’agrandissement du Casino Barrière sur les cendres du restaurant Les Ambassadeurs fermé depuis des lustres, et bien sûr l’agrandissement du Vieux Port.

Mais avant de se lancer dans un argumentaire improvisé dont il a le secret, Georges Ginesta ne manque pas d’évoquer en préambule les tragiques événements de la veille (la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo), et invite son auditoire à respecter une minute de silence en signe de recueillement.

Le maire prend ensuite la parole pour de bon, et livre un discours de 20 minutes, montre en main : exactement la même durée que le film, à Saint-Raphaël on est très carré. Pourtant, c’est quasiment sans notes que Georges Ginesta va s’exprimer, et évoquer les grands sujets attendus. En ce qui concerne le Colisée, il reprécise que les travaux seront financés à hauteur de 3 000 000 d’euros à la charge de la ville, et qu’ils devraient être terminés à la fin du premier trimestre de l’année qui vient de débuter. Il rappelle que selon lui la création de cet établissement était une nécessité, et qu’il lui semble essentiel de permettre la jeunesse locale de s’éloigner du centre-ville pour se divertir, afin de ne pas être éméché sur la voie publique, et de pouvoir «se reposer dans les voitures sur un grand parking» avant de partir, si besoin. Dans la liste des choses déjà terminées, ou en tous cas très largement avancées, il rappelle l’épique chantier de la rénovation du vieux port, en mentionnant que la ville avait été très fière de pouvoir accueillir dans sa baie le gigantesque paquebot Queen Victoria. Il en profite aussi pour rappeler que les travaux du vieux port ont aussi englobé des réaménagements de digues, avec dans le fond des projections d’images rappelant les coups de mer des années passées, qui ont coûté assez cher à quelques restaurateurs de bord de plage, notamment.

Pour le reste, rien de très surprenant, Georges Ginesta a improvisé, mais sur des sujets classiques : la réforme des rythmes scolaires et l’implication des services municipaux pour que ça se passe le mieux possible, le tourisme sur lequel il peine quand même à renouveler son discours (il faut dire que l’attractivité de la ville est naturelle depuis suffisamment longtemps pour que l’activité touristique vivote d’elle-même), et le logement. Sur ce dernier point, le député-maire est un peu plus en difficultés, Saint-Raphaël restant une ville assez chère, et manifestement dans l’assistance, personne n’est ni dupe, ni surpris. Peu de nouveautés, rien d’inattendu, pas l’ombre d’un dérapage : exercice maîtrisé sur le bout des doigts, comme prévu.

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