Quel titre étrange, et même quel nom étrange pour un quartier de Fréjus. Pour tout vous dire, à moins de faire partie des 2000 personnes qui vivent dans ce coin de l’Estérel, faire le tri entre Saint-Jean de Cannes, Saint-Jean de l’Estérel, le petit Saint-Jean, voire même les Adrets situés à tout juste 3 km, ça devient très compliqué. Pourtant, après 20 minutes de voiture après avoir passé la bifurcation sur la gauche qui mène aux Adrets, et après avoir traversé une jolie forêt pleine de sangliers et d’arbres bien verts, on arrive là-bas, à « 7 minutes de Mandelieu » selon les locaux. Et malgré ce périple, on est toujours à Fréjus. C’est là que le sénateur-maire de Fréjus a rendu visite à ses administrés, loin de sa mairie, loin des galères de parking, loin de l’Argens qui déborde, des quartiers HLM et des centres sociaux qui ferment. Loin des problèmes, quoi. Et bien figurez-vous qu’on en trouve toujours, des problèmes, en cherchant bien.

Petit Paradis

Attention, rien de bien alarmant. David Rachline inaugurait avec cette visite aux confins de Fréjus une logique de visite dans les quartiers de la ville, sans distinction. Et quand on lui demande s’il a l’intention de revenir prochainement, il assure prévoir « une visite annuelle au moins, pour rester au contact de la population, même dans les quartiers reculés. » Au programme de la journée, un grand circuit dans les quartiers résidentiels de l’Estérel, des endroits où le commun des Fréjusiens ne va absolument jamais, y compris le principal intéressé, très surpris par la beauté de la vue dans les hauteurs. Et c’est vrai, c’est beau. Mais quid des problèmes ?

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Et bien si l’on en croit Valérie Elarbi, la présidente de l’ASL L’Espéoutier, Saint-Jean est un « Petit Paradis ». Mais même là-haut, tout n’est jamais parfait. On cause cambriolages, soucis de voirie, maisons abandonnées en cours de travaux, problèmes de desserte en matière de bus et de transport scolaire, bref, des choses typiquement rurales, mais à la charge d’une ville de plus de 50 000 habitants.

Nous, ce qu’on peut vous dire sur Saint-Jean (de Cannes, de l’Estérel, finalement à nos échelles urbaines, peu importe, vous négocierez là-haut), c’est que c’est très, très beau. Un peu loin, certes, mais il a l’air d’y faire particulièrement bon vivre, et quand on y ouvre le bureau des pleurs, parce que finalement les rencontres avec la population, c’est un peu ça, on n’y sort pas de mouchoirs.

 

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