Il nous arrive parfois chez Bah Alors ? D’avoir des idées un peu borderline. Et pour ce numéro 7, nous avons décidé de mener une opération conso d’utilité publique majeure : goûter avec attention 9 boissons chelous qui draguent nos yeux dans les rayons consacrés, mais sur lesquelles nos portefeuilles craquent rarement, voire jamais. À tel point qu’on se demande parfois si certains d’entre vous les boivent. On les a achetées, on les a goûtées, parfois jetées dans l’évier. On a grimacé, on a rigolé, on s’et interrogés, on a écrit, et on a tranché. Merci Cacolac…

Crazy Tiger

Première impression, une odeur familière : celle de l’ouverture d’un emballage d’Arlequins, le bonbon chimique à souhait qui rappelle les TP de physique au collège. Pas très rassurant pour le partenaire du RCT champion d’Europe, pas avant pas après, qui t’incite à pratiquer une activité physique intense (sinon, Crazy Tiger ne sert à rien). En bouche, gazeux mais pas trop, avec un goût pas très surprenant considérant l’odeur de départ. Question : c’est dégueulasse ? Quasiment. Même frais, c’est chaud.

7up Mojito

Ca sent le mauvais Mojito fait par étudiant pour 50 de ses congénères, dans le saladier qui lui sert depuis mi-octobre à faire cuire des pâtes deux fois par jour. Il y aurait mis de la menthe pas chère, du rhum pas cher, et les deux trois coquillettes qui traînent c’est offert par la maison. Est-ce qu’on y retrouve le goût du 7up ? Non. C’est  médicamenteux, comme un mélange de Smecta et de Lysopaïne. En fait c’est tellement pourri qu’on en finit par se demander « c’était quoi le projet ? ». Un peu comme si la recette avait foiré, mais que PepsiCo l’avait gardée quand
même. Dégueu ? Complètement.

Ginger Energy (pour les mecs)

Distribué par Casino, fabriqué en Pologne, enduré à Fréjus. Première impression, une couleur d’urine prélevée chez un patient à la santé fragile. Par contre, ça sent bien l’Energy Drink, le Red Bull ou un truc dans l’esprit. C’est gazeux normalement, ça sent pas trop fort, c’est sensé être un mélange de taurine, de gingembre et de ginseng. Bref, vous allez tendre l’élastique de votre slip. Mais est-ce que c’est bon ? Au début tu sens des bulles, et après, du détergent. Pas vraiment de premier goût, mais un arrière-goût prononcé. Dégueu ? Pas vraiment, mais pas très bon non plus. Existe en version féminine.

Pepsi Next à la stévia

Une canette verte qui essaie de te convaincre que le contenu est hyper bon, avec le « même goût incroyable que les colas classiques grâce à un édulcorant d’origine naturelle »…Comprenez, cette maudite herbe pourrave avec laquelle on fabrique le faux sucre le plus immonde de la création. Et bien bizarrement, le PepsiNext a le goût d’un Pepsi Light. Pas Max, Light. Le moins buvable des deux. Avec un taux de sucre d’environ 30 % du Pepsi normal, il ne fallait pas s’attendre à un goût très proche. On retrouve bien la saveur Pepsi caractéristique, mais pas l’arrière-goût de stévia. C’est déjà pas mal. Par contre, ça ne sert à rien par rapport aux trois boissons light déjà proposées par la
marque (Next, Light et Max).

Energy Drink Light Casino

Fabriqué en zone inconnue (aucune mention sur la canette) et distribué par Casino. C’est Light, ça a la la couleur du pipi, et des bulles, donc ça ressemble à un très veux mousseux pas bon du tout. Odeur ? Quasiment néant, mais y a un petit fond de lave-vitres, et là ça devient chelou. Il s’agit pourtant de le boire. Et ça n’a pas de goût ou presque, la deuxième gorgée est moins évidente que la première. Est-ce que ça va finir dans un évier ? Oui, et pourtant, on utilise des verres à shooters. Un des pires moments de ce test.

Finley Citron et fleurs de sureau

Kézaco ce truc ? Une boisson fabriquée avec des fleurs blanches et des agrumes par Coca-Cola, et emballée dans des canettes de 25 cl qui incitent le consommateur à trier ses déchets mais pas à manger sainement (hypocrisie 50%). En revanche, l’emballage affiche quelques vertus, sans conservateur, faible en calories, et avec du jus de citron (et curieusement, pas de jus de sureau). Le bilan : un genre de Gini en plus amer et en pas très bon, un peu comme si on nous avait dit « tu verras c’est moins sucré, donc c’est moins bon, mais ça passe ». Bof, ça passe moyen.

Vitamin Water Multi-V Citron

La seule boisson du monde qui réussit l’exploit d’avoir le même goût que le Clamoxil, mais sans soigner les maux de gorge. Dépendante de Coca-Cola, ce truc-là est un genre d’insulte aux papilles gustatives. En fait, en boire une petite gorgée pour vraiment y goûter, c’est bien pire que de s’enfiler les 50 cl d’un coup pour masquer le goût d’autre chose au cours d’un repas riche en calories, dédouané par cette boisson faible en apport glucidique, et donc propice à la conservation d’un petit cul taille 34. De là à se torturer pour ne pas grossir, buvez de l’eau. Sans déconner. En plus, c’est cher.

Finley pamplemousse et orange sanguine

C’est comme un rosé pas encore fini de fermenter, ou comme un jus de pamplemousse dont on vérifierait la date de péremption avec une grande attention. Même combat que pour la version citron-sureau, mais en orange. Ça sent pas trop le chimique, mais c’est faible en goût, un peu particulier sans être mauvais. En revanche, ça n’a le goût ni de pamplemousse, ni d’orange sanguine, ni de vin rosé. C’est ni bon ni l’inverse, en tous cas, on n’en rachètera pas pour le plaisir. 8/20.

Cacolac

Bon ben JeanJean, un Cacolac ! Première réaction d’Ibra, après avoir fracturé son verre en ½ seconde : « et ben voilà ! » Un goût familier, une sensation satisfaisante, pour une boisson raillée pour de mauvaises raisons (à cause du nom, à cause de Franck Dubosc, du JPP des Guignols), et pourtant, c’est tellement bon… Retour en enfance, 100% plaisir, c’est écrit sur la boîte. La seule canette que l’on a terminée dans l’après-midi, pourtant c’était pas ça, le pronostic.

Bilan de l’opération : dans les rayons des sodas, l’audace est souvent synonyme d’échec. La prise de risque est rarement récompensée, et dans notre cas personnel (ce qui ne veut rien dire puisque « notre » suppose qu’on est deux), heureusement que le Cacolac a sauvé la mise. On en a 3 d’absolument dégueulasses, une entre l’enfer et le purgatoire, 4 qui sont vaguement buvables, et donc une qui nous a procuré du plaisir. Mention spéciale au 7up Mojito et à Vitamin-Water, qui repoussent les limites de l’imagination gustative. Mais pourquoi ont-ils fait ça ?

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