Cali – La vie quoi

J’ai écouté le début. J’ai balancé ma chaise dans mon ordi. Du coup j’ai fini la chronique debout, sur l’ordi d’un autre. Il est plein de vomi, parce que j’ai une conscience professionnelle à toute épreuve. J’ai jamais supporté les pleureuses… «Parle moi d’amour…» Avec une chaise ?

Mademoiselle K – Hungry Dirty Baby

Alors on va être très bref : Mademoiselle K, c’est pas spécialement mon truc. Mais comme elle a décidé de se mettre en danger en écrivant son dernier album en anglais (ce qui lui a valu de se faire virer de sa maison de disques Parlophone, bravo les gars…), on applaudit des deux mains l’initiative. Musicalement ça joue dans la même cour que Lily Wood and The Prick, sauf que c’est mieux et qu’elle était là avant. Manquent les textes en français, qui étaient plutôt cools. Mais ça c’était avant. Bon allez, ptète qu’ils avaient raison chez Parlophone….

Angra – Secret Garden

Angra existe encore ! Oui mesdames messieurs ! Et avec Kiko Loureiro et Rafael Bittencourt à la six cordes, et c’est bien là l’essentiel. Souvenez- vous, si vous étiez fans de métal mélodique à la fin des 90’s, du carton qu’avait fait l’album «Holy Land» dans nos contrées, avec des tournées en tête d’affiche et des salles pleines. Et bien «Secret Garden» est un bon album dans la même veine, qui ne va laisser personne sur le cul parce que pour ça il faut être tombé dedans quand on était petit, mais si on aime les solos de dingue et les voix haut perchées, y a du monde.
Et comme en plus le batteur Ricardo Confessori est revenu, on retrouve la patate d’antan, et on s’en fout qu’il soit moins fort qu’Aquiles Priester. Et pour les nostalgiques (et les curieux), il reste le live sorti pour les 20 ans, sur lequel il y a «Carry On», pierre angulaire du style.

Carpenter Brut – EP III

J’aime pas l’électro. Parce que j’y comprends rien, parce que je ne me drogue pas assez, parce que je joue d’un instrument et que l’électro n’a pas forcément besoin de moi. Mais j’aime bien Carpenter Brut. C’était une belle rencontre, celle que j’ai eue avec cet artiste qui renvoie dans les cordes Kavinsky et Justice. Cet EP III devrait être la BO du futur Mad Max, mais ça m’étonnerait qu’en Australie on soit des grands fans de french touch. Enfin, si, mais chez Carpenter Brut, y a que du bon son, sans la caution Pharell Williams. Soyez curieux, soyez heureux.

Kaaris – Comme Gucci Mane

Des haltères, des meufs à poil, des fusils à canon scié, des clips en noir et blanc, et des punchlines à faire passer Booba pour Marguerite Yourcenar. Didier Super disait «mieux vaut en rire que de s’en foutre», Kaaris livre sa propre vision du concept «intérêt pour le projet/réaction» : «Tu dis que tu t’en bats les couilles – Vasectomie». Bref, un mec qui «arrose le clito d’une meuf» et qui «attend qu’il fleurisse» mérite une petite heure d’attention. «Et tu twerkes, et tu twerkes, et tu twerkes». Fabuleux, sans ironie. Et les vacances à Sevran, c’est pas cher.

Mötley Crue – All Bad Things

C’est pas Mötley Crüe ça ? Ha si, un nouveau morceau. Bah c’est quand même pas Mötley Crüe, ce groupe est mort en même temps que le dernier album enregistré sous Windows 98 si tant est que quelqu’un ait enregistré un morceau sous Windows 98. Le titre paraît pour célébrer la tournée d’adieu. Toutes les mauvaises choses ont une fin. Pour Mötley Crüe il y en a deux.

36 crazyfists – Time and Trauma

Les guitares lourdes et la batterie qui s’énervent mais pas le chant… 36 crazyfists ou l’histoire d’un groupe qui a tout pour réussir mais qui merde à la ligne d’arrivée. C’est vachement bien, mais on a envie d’écouter leur album contemporain. Le titre annonce le prochain album qui, espérons- le, innovera. Parce qu’il mérite d’être plus connu quand même.

Sick of it all – Hardcore = freedom

Hardcore, New York, New York, hardcore. Est ce que le 312ème album de Sick of it All va être bien ? Oui, c’est sûr. En tout cas, quand les gars pondent un nouveau titre on a bien les mots «hardcore » et « fuck », on a toujours les choeurs faits par les supporters d’Old Trafford mais aux Etats-Unis. C’est brut, c’est bon, c’est hardcore encore et encore.

Leah – Dispresent darkness

On m’a dit « c’est du metal celtique ». J’ai arrêté d’écouter. On m’a répondu « tu veux savoir d’où ça vient ?  Apparemment c’est mi-irlandais, mi-écossais, et Leah c’est une meuf ». J’ai répondu « j’ai fini ma chronique ».

Paul Smith – Shadow Warriors of Transylvania

La frange hipster d’Adidas vient de sortir un album. Dans le titre on parle de jeux vidéos vintage et de Dracula. A l’intérieur, on utilise du clavier Bontempi et d’autres boîtes à rythmes et le concept c’est de refaire la bande son de Secret of Mana mais mal. Ca va cartonner chez les gothiques underground, et nous on sortira moins. Ou pas. Parce que ça pourra faire l’objet d’articles vraiment drôles. Tiens j’ai envie d’aller aux toilettes. Ha non, peut être plus tard.

Shaka – Supply and command

Du punk mélangé à du reggae fabriqué au Texas. Ça sent comme une reformation d’Operation Ivy. C’est 80’s en 2015. C’est vraiment sympa, ça s’écoute sur un skate, ou dans une boutique où le patron est trop cool. Il y a même une leçon à en tirer : des fois, faut pas faire des trucs compliqués pour que ça sonne. Et par enchaînement d’idées, j’ai pensée à Parker Lewis, et ça c’est cool.

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