Bébé 9, Aubert, Autour de Bébé… Difficile de se faire une place face à ces gros de l’industrie du jouet et puériculture. Stéphanie Choukadarian, la responsable de Lune après Lune dans la Zone de la Palud à Fréjus met donc un point d’honneur à se démarquer des autres. Originalité et qualité : voici les maîtres-mots qui caractérisent tous les produits exposés en magasin. Et vous savez combien on aime l’originalité chez Bah Alors ?.

Cette boutique, c’est son bébé (ok c’est facile, mais c’était à tenter, non?). Un bébé qu’elle a façonnée petit à petit, de A à Z. Les jouets, l’ameublement, les accessoires, le textile (comme les fameux bodies imprimés du genre « Papa sait beaucoup de choses, mais papi sait tout »), vous y trouverez tous les produits habituels, mais pas forcément ceux que vous voyez partout. Lune après Lune compte « environ 11 000 références avec énormément de fournisseurs » détaille-t-elle. La responsable a choisit la qualité avant tout. Pas de made in Taïwan. Lune après Lune, c’est du bois, des coloris et des meubles (et même quelques produits bio) estampillés « anti-classique ». « C’est comme ça que j’ai pu me différencier des autres. Ce magasin, c’est le rêve ». Forcément, la clientèle de sa boutique est différente de celle des grosses structures citées précédemment. C’est du haut de gamme et les prix suivent mais Stéphanie s’efforce de garder des produits à des prix raisonnables et attractifs.

Malgré un étage consacré aux jouets, très peu voir aucun signe de multimédia ou d’objets électroniques. « C’est un choix » explique-t-elle. « Je pense que j’y viendrai car il y en a que je trouve très intéressants mais comme je ne veux pas faire n’importe quoi, je préfère y arriver petit à petit. C’est important d’en avoir, mais pas n’importe lesquels. » Comment expliquer que les enfants soient accros au numérique dès leur plus jeune âge ? Sérieusement, ça nous tue de voir qu’une fillette d’à peine un an et demi sache débloquer un iPad et ouvrir l’application Trotro… Pas vous ? En tout cas, Catherine partage cet avis : « Les enfants sont dans un monde virtuel. Et même si on essaye de les mettre à l’abris, la tablette c’est le truc magique. Quand les parents veulent avoir la paix, on leur donne le téléphone. »

Cet étage, « c’est la Caverne d’Ali Baba » pour Romain, chargé du site internet pour la vente en ligne. Des centaines de jouets viennent remplir les étagères de la pièce, et après en avoir passé quelques-uns en revue, Stéphanie enchaîne. « On a des tonnes de jeux, pour tout et qu’on ne voit pas partout. La fin du jouet n’est pas encore arrivée. Les enfants ont besoin de ces choses, de les toucher. » Et si vous vous demandez d’où ils sortent : « Tous les ans, je vais à Nuremberg, en Allemagne pour faire le plus grand salon du jouet d’Europe. J’achète beaucoup de jeux qui ont été primés et il y a des choses extraordinaires. C’est une des raisons pour laquelle vous ne voyez pas tout ça ailleurs. » Parmi les plus originaux, des sauterelles, des pieuvres, des homards, des crabes ou encore des pigeons en peluche. Le but ? Appréhender l’enfant aux petites bêtes qui nous dégoutent tous, ou presque. Parce que selon elle, « quand tu les as en peluche à la maison, tu n’en as plus peur. »

« Ce magasin me refait tomber en enfance, moi j’ai cinq ans quand je choisis mes dinettes. » Finalement c’est pas faux, on a cru avoir cinq ans l’espace d’une demie heure.

NDLR – Mais je me dis que la partie de Passe Trappe (que j’ai honteusement perdue) ou l’histoire du petit chaperon rouge qu’on m’a (re)conté n’y sont pas forcément pour rien…

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