Ce week-end, l’Espace Victor Hugo accueillait le Xème loto de sa saison hivernale. C’était celui du club Lou Cantoun de l’âge d’or, un club de loisirs pour les plus de 60 ans, qui chaque année réserve un créneau dans l’Espace Victor Hugo pour son énorme loto annuel. Cette année encore, c’est plus que plein : file d’attente interminable 30 minutes avant le départ, salle blindée au possible, scène occupée par une gigantesque table ou trône le fameux boulier qui  décidera des numéros gagnants, tout est là.
Augusta, débordée mais pas en panique
Tout le monde la connaît, tout le monde la demande, mais elle nous a quand même trouvé 5 minutes pour nous expliquer ce qui se passe : « c’est notre loto annuel. On fait ça pour récolter des fonds qui servent à financer les activités qu’on propose à nos membres, qui sont 230. C’est très populaire, le loto à Puget, vous avez vu ? » Effectivement, c’est populaire : salle blindée, plus une seule chaise pour s’asseoir, des cartons distribués en vrac et à fond la caisse puis posés à même le bar pour les retardataires, c’est juste de la folie pure. Au niveau des lots, on navigue dans le classique, populaire, efficace : « on a 5 carons pleins, trois quines par carton, plus une consolante et un carton vide, c’est un loto assez long. On gagne des jambons crus, des bons d’achat, beaucoup de choses fournies par nos partenaires, ou achetées par nos soins ».
Pour bien comprendre comment ça se passe les lotos à Puget, les bons gars à interroger, ce sont ceux des services techniques, qui gèrent ça tous les dimanches. Il semblerait que les tables soient là tout le temps, les chaises aussi, et que tout soit installé en un éclair le dimanche matin. Mais pourquoi une telle spécialité, à Puget ? Augusta le sait : « Ici il y a énormément d’associations, et pendant l’hiver elles font pratiquement toutes un loto, chacune dans leur coin, mais auquel tout le monde peut participer. C’est un peu compliqué d’avoir les créneaux auprès de la mairie, tellement il y en a qui se succèdent. L’an dernier on a eu un samedi, ça a moins bien marché. Mais là, aujourd’hui, c’est un beau succès ! » Tous les âges, toutes les bourses, et tous les coups sont permis pour décrocher l’un des jambons crus (70 euros pièce, quand même) généreusement offerts par le club. L’année prochaine, on s’inscrit. Et on gagne.

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