Jeu de mots bizarre pour un titre qui n’est pas dénué de sens, puisque cette année, en matière de sens, c’est de l’odorat que va se charger la fête des plantes, 29e édition. Le thème 2015 sera axé sur les « parfums de jardins , ce qui nous promet un joli programme pour ces trois jours de gigantesque exposition arborico-florale au Parc Aurélien. Des dizaines d’ateliers pour les enfants, des tonnes de choses à visiter, des milliers de plantes, des dizaines d’exposants répartis sur 24 hectares, 15 000 visiteurs, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Mais comment un événement axé uniquement, ou presque, sur le jardinage au sens large, peut-il attirer autant de monde ? Les réponses avec le malicieux Philippe Garon, responsable de l’événementiel à l’Office du Tourisme de Fréjus, qui sait exactement comment et pourquoi il en est ainsi.

Philippe, 30 ans, c’est incroyable !

En fait c’est la 27e édition, si on part de la première édition au Parc Aurélien. Mais il y avait déjà des choses avant !

Fête des plantes…dit comme ça, ça n’a l’air de rien, pourtant, quelle longévité, et quel succès!

C’est le premier weekend d’avril, les gens ont envie de retrouver leur jardin, ils adorent venir au Parc Aurélien. On y retrouve des tas d’exposants, des fleurs, des fruitiers, des odeurs, on s’y sent bien, comme dans un jardin !

On commence comme toujours avec un vernissage d’exposition à la Villa.

Nous avons toujours fait ça. Cette année, l’association « Les amis des parcs et jardins » nous propose une sélection de photos articulée autour du thème des senteurs.

La météo vous inquiète ?

Toujours un peu, oui, le printemps peut être assez traître ! Mais nous touchons du bois, au mois d’avril on passe toujours entre les gouttes.

Est-ce que tu peux nous parler des nouveautés de l’année 2015 ?

On cherche toujours des nouveautés en rapport avec le thème de l’année. Donc cette saison, en rapport avec les parfums. Les parfumeurs de Grasse, notamment, vont venir nous voir. On aura aussi une quinzaine d’associations, des institutions comme le Smiddev, des ânes, la ferme Arnaud avec les moutons. C’est un travail de fou, d’organiser tout ça, on attaque en décembre. Il faut accueillir 15 000 personnes. Pour chaque entrée à 3 euros, un euro est reversé au Lion’s Club pour financer des œuvres caritatives locales.

Toi qui vois chaque année le public, qui peut analyser leur comportement…ils repartent avec quelque chose ?

Oui, ils viennent pour acheter. Nous avons pu fidéliser 90% de nos exposants, on les laisse à la même place, les gens les reconnaissent, ils savent qui aller voir, et pourquoi, c’est aussi un critère de succès !

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