Il y en a partout. De toutes les couleurs et de toutes sortes. Plus d’une centaine de références. Lorsqu’on passe la porte de la boutique Carolaine , rue général de Gaulle à Fréjus-centre, on rentre dans un univers. Une boutique indépendante qui vend plusieurs marques de laines, connues des spécialistes, comme Phildar, Rico-design ou encore DMC, sous toutes les formes : mohair, acrylique, angora, pure laine pur coton et soie sur commande, etc. . « J’ai ouvert la boutique il y a trois ans. C’est une passion que j’ai depuis un moment. J’ai toujours tricoté et crocheté. Avant j’étais comptable et j’ai décidé de me lancer, » affirme Caroline Coquilhat, la responsable.
Alors c’est sûr, le traditionnel pull de mamie a toujours du succès mais Caroline souhaite moderniser l’activité : « c’est avant tout un loisir créatif. On peut créer des sacs à main où encore des grosses peluches, des paniers et toutes sortes d’accessoires. Tout ça dans un but d’attirer la jeune clientèle. »
Pour démocratiser sa passion et faire découvrir la matière, la jeune femme n’hésite pas à participer aux événements locaux comme la fête mondiale du tricot, et les journées de proximité.

Démonstration de Filage de laine

fileuse de laine

Et parce qu’elle n’a besoin de personne pour avoir des idées, Caroline Coquilhat a souhaité inviter une fileuse de laine et une chevrière, pour proposer au public de découvrir ce qu’est le véritable filage de laine à l’ancienne. On est allé faire un tour.

Laurence Brisard, Aux fils de lo : «  Je récupère des fibres animales (moutons, chèvres, lapins) auprès des éleveurs, ou végétales et je pratique le filage sur un rouet moderne. Le temps que ça prend dépend de la matière que j’utilise. J’ai envie de faire passer ce geste d’une génération à l’autre. C’est un vieux métier. Le but étant de faire des démonstrations dans des marchés artisanaux, boutiques et réunions chez des particuliers pour transmettre ce savoir faire. » Avec elle, une chevrière, Odile Escudier, qui élève huit chèvres angora dans une forêt près de Fayence. « Je les amène chez un tondeur professionnel deux fois par an fin mars et début septembre car la laine repousse assez vite et sur ces chèvres-là il faut faire attention à bien garder la longueur de la mèche quand on les tond. Je vends aussi des produits (écharpes, étoles) fabriqués par une coopérative de manière industrielle. »

Un peu d’histoire

C’est un métier féminin par excellence et au Moyen-âge, toutes les femmes et jeunes filles savaient filer. Le principe du filage est relativement simple mais demande une certaine dextérité : il fallait attacher une réserve de laine à l’extrémité supérieure de la quenouille à l’aide d’un ruban. De la main gauche, la fileuse étirait la laine, et de la main droite elle faisait tourner le fuseau pour tordre le brin. Lorsqu’une certaine longueur de fil était obtenue, elle l’enroulait autour du fuseau et poursuivait. Le rouet sera le descendant de la quenouille: à la différence de la roue à filer qui était actionnée à la main, le rouet comporte une pédale qui entraîne la roue, libérant ainsi les deux mains de la fileuse qui peut plus facilement préparer son fil qui va s’enrouler sur la bobine. Le rouet permet simultanément de tordre et d’enrouler le fil, c’est donc un gain de temps appréciable.

 

ouvert du mardi au samedi 9h 12h30 14h 18h30

Contact :
Laurence Brisard 06 87 04 16 19

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