Capitaine, faut-il tous les manger ?

colisée inside - bah alors

 

Il sera bientôt ouvert, ce Colisée. Des mois que l’endroit fait couler des litres d’encre. Des semaines que le grand bâtiment bleu, qui ressemble à un gros vaisseau spatial posé au milieu du Cerceron, en face de Stanislas, alimente toutes les rumeurs les plus farfelues, et aussi les discussions les plus sérieuses. On s’inquiète du sort de ceux qui vont être confrontés, de fait, à un nouveau concurrent plus grand, plus fort, plus riche, qui n’est pas rentré dans la danse pour compter les points.

Nos confrères de Var-Matin l’ont déjà écrit dans leurs colonnes, pourtant l’information n’a pas résonné chez tout le monde : le Colisée ne sera pas qu’une simple boîte de nuit en plus grand. On le sait depuis le mois de janvier, mais les gens continuent pourtant, pour beaucoup, de penser que la mairie de Saint-Raphaël s’est juste payée un night-club à presque 6 millions d’euros pour amuser la jeune galerie. Heureusement que ce n’est pas que ça ! Mais si ce n’est pas que ça, c’est quoi ? Et ça va où ?

Point d’ancrage, ou passage obligé, ou éléphant dans un poulailler

La chose qui est sûre, c’est qu’à partir de cet été, voire même avant, il faudra bien faire avec ce nouvel établissement, avec sa capacité d’à peu près 1800 personnes, avec son restaurant/snack de nuit, ses événements qui s’annoncent pharaoniques. On pourra tout y faire et tout y voir en un peu plus grand que ce qu’il est déjà possible dans le coin. Des soirées clubbing plus peuplées, des concerts plus chers à produire, des happenings plus compliqués à mettre en branle. Ça va exister, ça va arriver, c’est demain, ou presque. Il faudra bien se faire à l’idée, et s’adapter à cette nouvelle offre de divertissement, qui, c’est certain, va drainer du public en masse, et probablement attirer des gens qui viendront de plus loin pour découvrir ce qui se trame à Saint-Raphaël.

Tout ça, c’est de la théorie, des fantasmes. On ne sait jamais à l’avance ce qui va fonctionner ou non, quand il s’agit de fédérer les choses les plus instables et complexes qui soient : les êtres humains. Qui va rencontrer le succès, qui va y laisser des plumes, qui va sentir le bon coup, qui va se rendre complètement fou ? On ne le saura qu’avec un retour d’expérience et un peu de recul. Pour l’instant, la bonne idée, a priori, c’est que tous ceux qui ont quelque chose à y gagner ou à y perdre prennent le temps de bien analyser la situation, d’organiser leur propre pré-carré, et de prendre connaissance de ce qui va se tramer chez les voisins pour sortir leur épingle du jeu.

Franky Salice – Le chef comm’ du colisée répond aux vraies questions

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Pour faire le point sur ce que sera réellement Le Colisée, il fallait rencontrer la bonne personne, au bon moment. Le bon moment, c’est maintenant, parce que l’ouverture, c’est bientôt, avant l’été. La bonne personne, c’est Franky Salice, directeur de communication/marketing : « je collabore à la partie artistique parce que j’ai une longue expérience de la nuit. Donc je vais participer aux choix des animations qu’on va proposer, je n’ai pas un rôle spécifique « la nuit », mais je vais être consulté, je vais m’assurer que ce qu’on propose va correspondre à ce qu’on promis aux gens. » Parce que le mieux c’était qu’il explique lui-même son rôle.

Franky, tordons d’emblée le cou à la plus grosse rumeur qui court sur Le Colisée : ce n’est pas la boîte de nuit de la mairie de Saint-Raphaël.

Non, pas du tout ! Mais chaque information provient d’une source, donc on va refaire l’historique pour comprendre d’où vient cette idée. Il s’est avéré que la mairie a pensé, à un moment donné, qu’il serait bien de construire un établissement de nuit, et de le donner en gérance à un professionnel du secteur. Une discothèque, parce que les élus avaient l’impression la population jeune avait de moins en moins de lieux pour s’amuser, avec la fermeture de nombreuses structures. Donc ils ont estimé que c’était une bonne idée de créer une nouvelle structure en dehors de la zone du centre-ville, conformément à ce qui se fait dans tout le territoire français, parce que ça enlève beaucoup de nuisances, c’est plus facile à gérer, ça réduit le nombre de problèmes liés aux établissements de nuit. Il se trouve que le projet conçu est devenu tellement titanesque, que suite à l’appel d’offres, qui proposait la gestion de cet énorme outil à un professionnel, il fallait absolument confier ça aux bonnes personnes, habituées à des grosses machines. Ainsi, ils peuvent récupérer leur investissement. Contrairement aux mauvaises rumeurs, ce ne sera pas un investissement perdu, mais un investissement rentable à terme, puisque la personne qui a remporté l’appel d’offres va payer un loyer à la mairie. Voilà en gros pour l’histoire.

Et le deuxième faisceau de rumeurs, concerne la nature exacte du Colisée : il semblerait que contrairement aux prévisions de départ, ce ne soit pas qu’une grosse boîte de nuit.

En tant que professionnel du spectacle, quand on découvre une machine pareille, on ne peut que se dire qu’il est impossible de le réduire à une simple boîte de nuit. L’objectif c’est de l’ouvrir à la plus grande tranche d’âge possible en proposant des activités variées, de nuit comme de jour.

Donc on n’est pas du tout dans du clubbing pur, on va pouvoir y voir des concerts, du théâtre, ce genre de choses ?

On a eu du mal à définir l’objet exact de la société, tellement nos activités allaient être variées. On est à la fois un petit Zénith, une grosse machine qui peut accueillir et organiser de grosses animations, et en même temps on ressemble aussi à un très joli club, de standing. Il faut arriver à marier tout ça. On s’est baptisés « Colisée Entertainment », structure d’ensemble que l’on va diviser en trois départements : Colisée Club pour la partie strictement clubbing, avec la venue de Djs de renom et l’organisation des soirées typiques « clubbing », Colisée Event pour tout ce qui concerne l’événementiel plus large, de nuit ou de jour, les salons, défilés, etc. Notre petit truc en plus par rapport à un Zénith c’est qu’on essaiera de décliner nos soirées, en leur donnant une suite immédiate avec une animation, en guise d’after, pour ne pas renvoyer les gens chez eux juste après le spectacle comme ça se passe habituellement. On pourra éventuellement proposer des suites, selon les thèmes, en tous cas on y réfléchit, parce que le cadre mérite qu’on y passe un peu plus de temps. Et enfin, le troisième axe de travail ce sera « Colisée Show », pour toute la partie dédiée aux spectacles. Là on parle de concerts, de spectacles comiques, tout ce qu’il est possible de faire à partir du moment où c’est cadré et que ça rentre dans nos possibilités. Pour le théâtre ou ce genre de choses, on veut être une valeur ajoutée à l’offre, du Forum ou du Palais des Congrès par exemple, il faut qu’on partage le gâteau. On peut tout étudier, parce qu’on a la capacité d’accueillir beaucoup de choses très diverses.

Ce genre d’endroits existent surtout dans les grandes capitales, mais en France c’est rare de pouvoir proposer ça, non ?

Le Batofar, par exemple, est en mesure de le faire à Bordeaux, mais c’est plus petit. Le Palais de Tokyo à Paris, aussi. Les gens aiment arriver, se garer, et s’amuser avec une sorte de formule tout en un : on arrive, on mange, on danse, on chante, tout ça dans un même lieu. L’idée c’est d’attirer les gens avec un vrai package de soirée, quelque chose de complet. Pas à chaque fois, mais on sait déjà qu’on peut le faire.

Parle-nous de cet outil, justement, cette grosse bulle bleue que nos lecteurs ne connaissent pour l’instant que de l’extérieur. Il est impressionnant, surtout quand on l’a visité, même en travaux.

On va essayer de garder quelques surprises jusqu’au dernier moment pour créer l’envie, et la curiosité ! Mais dans les grandes lignes, en format spectacle Le Colisée pourra accueillir 800 personnes en places assises, on est encore en train de tout calculer, parce qu’on a un espace au sol et tout un étage, qu’on peut privatiser partiellement, ça permettre de moduler selon les événements. Debout on est à 1800. On sera équipés à 100 % en lumières, en son, en vidéo parce qu’on veut faire du live vidéo, avec un cameraman attitré. Et bien sûr tout un tas d’effets spéciaux, ultra moderne. Tout ça sera adapté à la fois au clubbing, au spectacle en général et au concert.

Les gens se disent aussi que « dans une zone industrielle, on est loin de tout ». Faux, puisqu’il y aura un restaurant de nuit juste derrière, et que ça, à St-Raphaël il n’y en avait plus.

On aura un restaurant et un snack, ouverts de 22h à 6h du matin. On pourra y manger si on finit le travail un peu tard, mais la vraie spécificité c’est cette ouverture très tardive. On pourra manger un morceau à n’importe quelle heure, juste derrière Le Colisée.

Comme avec tout établissement de nuit, beaucoup de monde ne se sent absolument pas concerné par l’endroit, en se disant que ce sera trop hype, trop branché, trop ciblé. Ce sera le cas ?

Les premières rumeurs en ont fait mention, en mettant justement l’accent sur les côtés péjoratifs liés à l’activité de discothèque. Mais Le Colisée aura beaucoup de visages, l’objectif c’est de fédérer toutes les populations, peu importe l’âge et le milieu social. On ne peut pas exploiter un outil aussi gros et se focaliser sur un seul type de clientèle. L’objectif c’est que chacun s’y retrouve, et notre ambition, notre envie, c’est que les gens aient tous envie d’ouvrir notre agenda en se demandant « qu’est-ce qu’il y aura pour moi cette semaine ? » On sera vraiment très divers, mais on essaiera d’exceller dans ce qu’on fait, toujours. Si on fait du clubbing, on le fera comme une structure d’élite, parce que c’en est une.On y retrouvera tous les codes. Mais ce sera souvent le culte du paradoxe, parce que la veille on sera peut-être dans une soirée complètement déjantée ouverte à un tout autre type de public, avec une autre atmosphère et d’autres codes.

En fait, votre but, c’est que tout un chacun puisse se dire un jour ou l’autre que Le Colisée a pensé à lui ?

Exactement. Qu’il se dise « cet endroit est pour moi ». Peut-être pas tous les jours, mais le lendemain, ou la semaine suivante. On va essayer de donner du sens au projet. L’idée, c’est de permettre à chacun de réaliser que ce projet avait vraiment toute sa place dans le paysage. Construire quelque chose qui peut correspondre à tout le monde, rentable à terme pour la mairie, ce n’est pas un délire, il faut arrêter avec ça. Si on réussit ça, alors le projet devient complètement sensé.

L’agenda va devoir être très chargé. C’est un travail de titan ?

Remplir un agenda pareil, ça prend énormément de temps effectivement. Pour la partie artistique, nous prenons le dossier un peu tard. Ceux qui connaissent ce milieu-là savent que pour valider de beaux artistes il faut un peu de temps, et ça on en manque. On a les bons contacts, les relations qu’il faut, malgré ça on sait très bien que notre plus belle programmation, elle ne se fera pas au début. On fera plus ce qu’on peut que ce qu’on souhaite, parce qu’on a beaucoup de contraintes, même si on fera beaucoup de belles choses. Notre pouvoir de programmation on l’aura assis pour l’année prochaine, les bonnes choses au bon moment ce sera à ce moment-là. Pour l’instant, on va faire du remplissage intelligent, en proposant des choses parmi tout ce qui est bien et disponible. La course est déjà partie, et on arrive un peu après le départ.

Les autres endroits dédiés à la nuit se disent « ce gros monstre va tous nous manger ». C’est déloyal, comme combat ?

Ce n’est pas un combat. Je me suis retrouvé, moi, dans les deux configurations. J’ai dirigé de très gros établissements, comme quand je gérais la communication du Macumba pendant deux ans, la plus grosse boîte de nuit d’Europe, qui accueillait jusqu’à 15000 personnes. J’ai aussi connu des établissements beaucoup plus petits. Pour moi, cette concurrence elle est saine. On a plein d’histoires comme celle du Cap d’Agde, où il pouvait se créer 20 clubs d’un coup, qui fonctionnaient tous. À partir du moment où chacun fait du bon boulot, la concurrence est saine. Chaque nouvel établissement qui arrive capte une clientèle, mais en déverse aussi. On va probablement attirer des gens qui ne sont jamais venus par chez nous, qui vont découvrir la ville, et qui ne sortiront pas exclusivement au Colisée quand ils viendront ici. On va aspirer, certes, mais aussi déverser une clientèle qu’on aura attirée avec des moyens de communication plus conséquents que ceux dont disposent les structures plus petites. La concurrence ne nuira qu’à ceux qui sont moins bons. Si un établissement est performant , il y aura peut-être un moment de déstabilisation au départ parce que Le Colisée va créer l’événement, mais si tout le monde continue de faire du bon boulot, le public va s’y retrouver. On ne va pas dans un petit endroit pour les mêmes raisons que celles qui nous poussent à rentrer dans un endroit plus gros.

Sur quel type d’événements vous travaillez, pour les premières dates ?

Les agendas ne sont pas encore établis définitivement. Mais ce que je peux te dire, c’est que dès le premier week-end, on a pour objectif de présenter nos trois pôles, avec trois types d’activités complètement différentes. Il y en aura peut-être qui vont se retrouver chez nous pendant trois jours, les gens ne sont pas tous sectaires ! Il faut qu’on montre tout ça dès le départ, et qu’on attire l’éventail le plus large possible de personnes. Au départ, on avait sérieusement pensé à faire jouer U2 pour l’inauguration. C’est une rumeur qui peut paraître étrange, pourtant c’était en discussion plus qu’avancée, pour de bon.

Il est quand, ce premier week-end ?

Il est bientôt. Bien trop tôt !

Est-ce que Le Colisée, en tant que salle de spectacle, ouvrira ses postes à d’autres structures, des boîtes de nuit, des entreprises d’événementiel, pour accueillir des événements créés ou organisés par des gens extérieurs à votre équipe ?

Bien sûr ! On est ouverts à la coproduction, pour permettre à des gens qui ont des idées mais qui manquent de force financière, ou d’un lieu adéquat. On pourra s’associer à ce genre de choses, pour aider à développer des projets. On sera aussi ouverts à la simple mise à disposition de notre structure, et de notre personnel. C’est important, les grandes salles en général font ça, pour que les personnes qui travaillent soient à l’aise avec l’outil, ça élimine beaucoup de problèmes. Il y a des réflexes, du matériel, il faut que ça tourne. On est même ouverts à l’organisation de choses à l’extérieur, pour exporter notre image. L’été par exemple, ça peut nous arriver de lorgner vers le bord de mer. Elle est très proche, on la sent d’ici, mais c’est comme à Saint-Tropez : dès qu’on s’éloigne d’1km, on n’est plus vraiment à St-Tropez. Donc il n’est pas impossible que sur quelques opérations, on montre un autre visage. On pourra même proposer aux gens qui le veulent d’organiser des fêtes privées. Quitte à dépenser beaucoup d’argent, plutôt s’offrir une soirée à la Gatsby qui fait plaisir à tout le monde, qu’acheter des dizaines de bouteilles de champagne comme ça peut arriver dans certains établissements. En tous cas c’est une idée !

Et vous allez employer combien de personnes, pour faire tourner tout ça ?

On est en train de lutter contre les mauvais chiffres de l’emploi. On est encore en train d’embaucher du monde, on ne sait pas exactement combien d’emplois on va devoir créer. Une cinquantaine, à peu près. On doit réfléchir sur le personnel de base dont on a besoin, on dissocie les activités pour que la direction ne mélange pas tout. On travaillera avec des commerciaux, des apporteurs d’affaires qui travailleront de manière occasionnelle avec nous, qui peuvent facturer. Ça nous permettra de travailler avec plus de monde, de tester « qui est qui ». Quand on commence, le plus difficile c’est de trouver les bonnes personnes. On prend ceux qu’il nous faut pour commencer, et on verra par la suite, les plus intéressants, les plus motivés, les plus efficaces. Je suis déjà très fier des éléments qui sont déjà là, chaque poste clé a été confié à une pointure dans son domaine, nous avons déjà une très belle équipe de base.

L’idée générale, c’est de faire du Colisée un point d’ancrage dans le paysage économique local ?

Si je travaillais déjà dans un établissement de nuit, je préférerais collaborer avec la grosse structure. On va devenir un complément de ce qui est déjà proposé. On va se battre sur des gammes plus grosses que ce qui existe déjà, sur des choses que les autres établissements ne peuvent pas proposer. On est très ouverts aux autres, il ne faut pas voir Le Colisée comme un géant qui vient pour piétiner les autres. On connaît les ¾ des autres acteurs, qui sont pour la plupart des amis, on ne veut surtout pas faire n’importe quoi.

C’est rassurant, pour eux, de savoir que Le Colisée est pris en main par des professionnels qui connaissent déjà très bien le territoire ?

Ils ne le savent pas tous, mais ils s’en rendront rapidement compte. Les gens nous connaissent, ils savent qu’on peut tout à fait discuter. Bien sûr qu’il y aura des doutes, mais nous notre but, c’est de les lever. Il faut que la ville se mette à bouillonner d’une effervescence nouvelle, que chacun se dise « mon restaurant marche un peu mieux », « mon club continue à bien tourner ». La vocation du Colisée c’est d’attirer beaucoup de monde, et des gens d’horizons très divers. Nous allons attirer des cibles à chaque fois, aux autres de proposer des contre-pieds, de s’adapter. Si tout le monde travaille bien, ça peut être vraiment profitable à tous.

 

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4 Réponses

  1. guidez

    Je réitère: Désolé monsieur Franky Salice chef comm’ du Colisée. Cet endroit est bien un lieu municipal dont la construction est financée par la Mairie de Saint Raphael avec l’argent des contribuables. Le dirigent de la société du « Le Colisée est monsieur Patrick Vincent pdg multi-cartes dans le secteur de l’immobilier entre autre,sans grande expérience connue dans le monde professionnel des établissements de nuit. Cela évidement me conduit à m’interroger sur les réelles conditions d’attribution du marcher d’exploitation de cette discothèque qui n’a rien d’une salle de théâtre ou d’animation culturelle et dont les principales ressources se fondent sur le débit de boisson. Les derniers événements tragiques du samedi 29/8/2015 et d’autres avant (trafic de drogues et autres rixes liées) démontrent à eux seuls l’incompétence notoire des bénéficiaires de cette concession.et surtout à mon sens leur responsabilité. Même si cela n’est pas interdit je trouve « bizarre » qu’avec le consentement du Maire la disparition des principaux établissements historiques de Saint Raphael aient donné lieu à la construction par le même Maire du Colisée. . .

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  2. debieu

    J’espère qu’au Colisée il y aura de la musique des années 70 – 80 – 90 jusqu’à ce jour !! Merci

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