C’est le 24 avril prochain que sera commémoré officiellement le 100e anniversaire du génocide arménien. Pour marquer d’une pierre blanche cet événement, plusieurs établissements du bassin ont souhaité accueillir dans leurs murs les représentants de la communauté arménienne en France. Nous les avons croisés à l’Institut Stanislas, juste après que l’un des représenatnts de l’Amicale des Arméniens de Draguignan M. Ara Krikorian ait achevé de donner une conférence sur ledit génocide, qui fait partie du programme scolaire en Histoire, mais qui est un événement assez mal connu par les lycéens français.

Conserver des traditions

L’objet de cette association, en plus du devoir de mémoire, c’est d’essayer de transmettre certaines traditions qui se perdent : « l’assimilation du peuple arménien est presque totale », explique le président Georges Aïvayan. « Il faut parler un peu la langue, partager les spécialités, expliquer en quoi le peuple arménien est un peuple particulier ». C’était l’occasion, puisque les représentants de l’association étaient là pour discuter avec les élèves, ainsi que pour faire partager certains spécialités culinaires excellentes, à base de lentilles ou de pois-chiches par exemple.

Le proviseur de l’Institut Stanislas, Pierre Boule, est revenu sur l’importance de ne pas oublier ce qui s’est passé en 1915, et s’est montré satisfait d’avoir pris l’initiative de faire venir dans son établissement des hommes et des femmes pour rafraîchir la mémoire, ou même faire découvrir aux jeunes, une frange de notre Histoire trop souvent ignorée.

Et justement

Reconnu officiellement par la France en 2012, la controverse sur la reconnaissance du génocide arménien a longtemps alimenté les débats dans les sphères politiques. C’est notamment le négationnisme turc qui pose problème à la communauté internationale.

Les événements ont eu lieu en 1915 : l’empire Ottoman en phase de démantèlement voit poindre la fin de ses 624 ans d’histoire, surtout qu’il s’est rangé dans le camp des vaincus lors de la première guerre mondiale. Le ministre de l’intérieur de l’époque Talaat Pacha décide d’organiser une grande manœuvre visant à détruire le peuple arménien, une grande communauté de l’empire, déjà fortement opprimée par le régime, souvent forcée à se convertir, déportée, puis finalement massacrée en plusieurs phases, jusqu’à faire plus d’un million de morts. Le peuple Ottoman, en tous cas ses dirigeants, voyaient le peuple arménien comme une menace à l’éaquilibre de l’empire et à la paix, à cause de sa présence, entre-autres, de part ét d’autre de la frontière Russo-turque.

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