On avait quitté Tris et 4 en cavale, pourchassés par les troupes de Janine, l’incarnation la plus « true evil » de Kate Winslett. On les retrouve en phase de rébellion intense dans ce deuxième volet de la saga « Divergente », l’adaptation cinématographique des romans de Veronica Roth. Pour ce deuxième film, la production (Red Wagon Entertainment) a choisi de confier la réalisation à un Allemand, Robert Schwentke , qui a fait ses premières armes sur des épisodes de…Tatort, la série allemande qui a couru pendant plus de 40 ans. De là à dire que c’était risqué il n’y avait qu’un pas, à ne surtout pas franchir puisque le même Robert S. est responsable du génial « Red », avec Bruce Willis en retraité de la CIA. Ouf.

Le 5e élément, C.Jérôme et les noms en « IS »

Je sais, je sais, « ça c’est de l’intertitre qui tue ». Mais vous allez rapidement comprendre que tout ça est complètement logique. Pour rappel, le monde imaginé par Veronica Roth est divisé en 5 factions, désignées à chaque être humain dès sa naissance : il sera Audacieux, Erudit, Altruiste, Sincère ou Fraternel. En dehors du moule, les Sans-faction sèment le trouble, et pire que tout, les Divergents, qui pourraient s’insérer dans plusieurs factions, sont la principale source de terreur parmi les dirigeants, menés d’une main de fer par Kate « Janine » Winslett, une immonde mégère qui veut tout écraser. Cette dernière finit par retrouver un prisme pentagonal (c’est le terme technique, on a cherché), ou « genre de cube à 5 faces plus un socle et un chapeau », qui contient un message des grands anciens, mais que seul un divergent de la pire espèce, très puissant et très solide, peut ouvrir. Tout le sel de ce second volet réside dans le contenu de ce cube, et la traque de Tris Prior (à ne pas confondre avec Katniss Everdeen des « Hunger Games) et de 4, de son vrai nom Tobias, son boyfriend hyper-charismatique, sur qui repose une bonne partie de la solidité dramatique de la saga.

Pour couper un peu avec la phase adolescente constatée dans tout le premier volet, entre l’initiation, les premières amours, la mort des parents, etc…;Tris change de look, et se fait la coupe garçon de C.Jérôme. Soyons honnêtes, ça ne va pas très bien à la jeune actrice Shailene Woodley, qui incarne l’héroïne. Mais au moins, elle va briller par autre chose qu’un physique de bombe atomique pour ados. Elle se bastonne plutôt bien, pleure beaucoup mais pour de bonnes raisons, et supporte plutôt dignement une persécution vraiment incroyable. Quand on y pense à deux fois, on constate que bien des thèmes sont effleurés, dans Divergente : le rejet, le racisme, la peur de l’autre, la peur de l’avenir, une bonne dose de mysticisme…on y trouve même à réfléchir, un peu. Mais surtout, on s’y divertit sans problème, on a même hête de savoir de quoi sera fait le numéro 3, tellement ce second volet, avec son ressort dramatique en forme de prisme pentagonal, nous promet une fin en apothéose.

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