Réalisé par Marjane Satrapi
Avec Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick

Un thriller mi-gore mi-comique réalisé par une Iranienne responsable des « Beaux Gosses » avec Ryan Reynolds dans le rôle principal… Mais que va-t-il se passer ? Marjane Satrapi s’est sentie investie d’une mission : faire rire avec du sang, faire peur avec du rire. Un pari compliqué que la réalisatrice a mis entre les mains de la future incarnation de Deadpool, le plus dérangé des héros Marvel. Et bien croyez-le bien : son personnage de Jerry, le mec qui emballe des baignoires dans une usine de Milton dans l’Amérique profonde, est un excellent entraînement.

Des animaux qui parlent et…ce chat.

Jerry est un type dérangé. Il voit une psychiatre pour essayer de régler certains problèmes de sociabilité. Il se comporte un peu bizarrement dans son entreprise où l’on fabrique des baignoires et des cuvettes de toilettes, tout le monde le trouve un peu chelou. Mais il est malgré tout relativement bien accepté, si bien que son patron lui demande de participer à l’organisation du pique-nique annuel. Génial ! Il va pouvoir discutailler avec la jolie Fionna (Gemma Aterton, qui rappelle que le fait de ne pas être anorexique n’empêche pas d’être volcaniquement attrayante), l’Anglaise de la compta. L’ennui, c’est qu’il la fait flipper. Gravement. C’est tout le contraire avec sa jolie collègue Lisa (Anna Kendrick), qui est quant à elle très attirée par ce semi-freak mental, vaguement beau gosse et super mystérieux. C’est mieux pour lui.

Chez lui, Jerry discute avec Bosco et Mr Moustache, respectivement un gros clébard gentil et un chat roux terriblement sadique et pervers, qui le pousse à commettre des exactions. La vieille recette de la bonne et la mauvaise conscience transposée dans le règne animalier. Concrètement, on apprend très vite (donc pas de spoil) que Jerry est un halluciné psychotique, qui voit le monde tel qu’il est à condition d’avaler les pilules prescrites par sa psychiatre. Quand il ne le fait pas (et il le fait peu, sinon le film manquerait de piquant), il se persuade que tout va à peu près bien, que son comportement est relativement logique, et qu’il ne fait de mal à personne. Vous allez voir, c’est très éloigné de la réalité ! Marjane Satrapi a utilisé des ficelles simples pour faire tenir son film debout, et elle a bien fait. C’est cruel, sadique, parfois très drôle (ce générique de fin restera dans les annales à côté de celui de « La Vie de Brain » des Monty Python, le pari est pris), et souvent très angoissant. Parce qu’un vieux bowling c’est glauque, et qu’un tupperware, c’est petit. Regardez, et vous comprendrez !

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