La semaine dernière, le Clos des Roses a pris un pari osé : soumettre sa cuvée 2015, dans son intégralité (en gamme, pas en quantité, vous vous doutez bien) à la presse. Nous étions donc une vingtaine à goûter tous les vins de la cuvée 2015, dans la salle de réception du restaurant La Bastide, qui dépend du Clos. Pour rendre l’expérience encore plus intéressante et conviviale, l’équipe menée par la maîtresse des lieux Laurence Barbero a imaginé une réception sous la forme d’une association mets/vins, qui mettait à contribution à la fois les qualités intrinsèques de la production domaniale, ainsi que les compétences et la créativité du chef cuisinier. C’était donc parti pour une longue phase de dégustation.

Bonnes surprises, mignardises et appel d’air

La dégustation a commencé par le blanc. D’emblée, les plus sceptiques ont pu apprécier un vin qu’ils ont jugé « meilleur que l’an dernier », voire même « meilleur que d’habitude », vantant les mérites à la fois du goût et du parfum. Les convives sont aussi agréablement surpris par la finesse des mignardises proposées, entre le carpaccio de st-jacques, le thon mi-cuit, le filet de rouget. Tout le monde se dit qu’on doit décidément très bien manger à La Bastide. Suivent ensuite les rosés, puis les rouges. Pas de vin bas de gamme, puisqu’on débute au Clos des Roses avec des vins qui se vendent autour de 8 € la bouteille. Mais pas non plus de déception, globalement les crus 2015 sont accueillis avec une sincère satisfaction par l’ensemble des gens présents..Le seul bât qui blessait un peu, c’était la longueur du cérémonial, puisqu’il a fallu attendre 14h15 pour pouvoir enfin se mettre quelque chose d’un peu consistant dans le ventre, en l’occurrence un excellent risotto aux truffes. Il commençait à faire sérieusement faim, 1h45 après le début des dégustations.

Dialogue avec la vigneronne du Clos, Nathalie Millo

Aujourd’hui, nous sommes là pour découvrir la gamme 2014. Pourquoi associer les vins avec des plats ?

Pour que ce soit fusionnel ! Il ne faut pas que le vin écrase le plat, et inversement. Il faut que tout soit mis en valeur, et que le plat donne un bel envol en bouche. Pour moi, 2014, c’est synonyme de fraîcheur, et d’élégance. On a eu un cycle végétatif fabuleux, ça a débourré au mois de mars, on a eu de la pluie quand il fallait, on n’a eu besoin d’appliquer que 4 traitements naturels.La pluie du 15 août, du bonheur, bon jus, bon rendement, la vigne a été re-dynamisée. Parfait.

C’est rare qu’un vigneron soit pleinement satisfait du climat !

Question piège…ça n’arrive pas souvent, mais on n’y peut rien, c’est à nous de nous adapter à la nature, à nous de faire au mieux pour que ça ne devienne pas galère. Cette année ça a été superbe, le vent est tombé quand il fallait, c’était très épanouissant !

S’il y avait un produit phare ?

On va s’orienter vers les rosés, pour l’été!Le rosé est un vin plein de facilité…d’engouement, plutôt, qui peut accompagner des plats très simples ou se retrouver sur des belles tables. Cette année il est réussi, j’essaie de jouer en finesse avec le vin. Le but c’est qu’il soit au centre du plaisir, dans une partie de pétanque ou sur la table d’un restaurant, où il ne doit pas masquer le plat.

On sent beaucoup de fierté, vous aimez ça, les présentations ?

Oh c’est la première fois et je suis intimidée, mais ça a l’air de bien se passer !

 

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