Les claques dans la gueule, déjà, enfin j’imagine. En tous cas, moi cette semaine j’ai pleuré devant le jeu télévisé le plus débile de la création. Je suis tombée dessus entre une « enchère à tout prix » et un « storage Wars » qui m’est arrivé en pleine face pendant que j’avalais un croissant bien gras. Entre tous ces imbéciles qui achètent des fonds de caves en espérant les revendre, j’ai eu le malheur de craquer psychologiquement et de m’échouer sur un rivage comme un dauphin en galère de sonar…sur nrj12. Et c est un jeu unique en son genre qui a pris le relais de mon abrutissement cérébral. « Woof: quel chien sera à la hauteur? », pour de bon. Avec un plateau qui ressemble à s’y méprendre à celui de The Voice, une star invitée de qualité en la personne de la belle (je suis jalouse et je la déteste) Eve Angeli, et des chiens de concours qui doivent relever des défis. Avec les mêmes mécanismes que dans tous les télé-crochets, en mode canin. J’ai touché le fond, senti la vase froide sous mes pieds brûlants de haine, alors que j’étais en espadrilles dans mon salon, prête à aller m’acheter une petite tenue pour être la plus belle, j’avais prévu d’aller danser.

J’ai eu un choc thermique, il a fallu que j’envisage de faire un bilan. Les jeux télé doivent être des armes de manipulation de masse pour contrôler les peuples. C’est obligé, sinon je ne comprends pas. Des opérations test pour mettre à l’épreuve l’endurance de notre système neuronal. On a eu les boîtes avec Arthur, le maillon faible avec la récidiviste Laurence Boccolini, et plus ou moins tout ce que nous a proposé l’hydre à deux têtes de l’anéantissement mental TE1/M6 depuis l’avènement de Christophe Dechavane. Mais la TNT a opposé à cette concurrence puissante un fourmillement d’idées particulièrement productif. En fait c’ est pire encore qu’une vraie télé réalité qui assume sa nature. Là, on essaie de nous faire adhérer à la détresse d’un candidat, on veut nous entraîner avec lui dans son ascension vers la fortune, ou la propriété d’une voiture, d’une table Louis XV ou d’un abonnement à Berger allemand magazine. On n’arrive plus a se rendre compte qu’ on n’en a rien à foutre. Pourtant je vous jure que c’est mon cas !

 

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