Jean-Pierre Sicot, c’est tout simplement le meilleur entraîneur que la France du taekwondo ait jamais connu. Il a permis à Pascal Gentil d’être l’un des plus grands athlètes de ce sport, et il a propulsé des dizaines de combattants sur les marches de tous les podiums. Coach dans l’âme, fondateur du mythique club de Saint-Raphaël aujourd’hui devenu une réserve où le Casino stocke du matériel, il a remonté une structure indépendante à Saint-Aygulf. Une salle magnifique, en sous-sol, pas prétentieuse pour un sou, où l’on vient faire du sport en famille, transpirer ou se détendre. Un endroit où le taekwondo a bien sûr une place prépondérante, et où la personnalité du patron transparaît dans chaque recoin.

Jean-pierre Sicot vous êtes un gérant de salle de sport complètement indépendant. Par les temps qui courent on a l’impression que tout est franchisé.
C’est dur mais on tient face aux grandes salles qui existent dans la région. On essaie de développer une ambiance un peu plus familiale. J’ai toujours essayé de faire comme ça depuis la première salle que j’avais au bord de mer à Saint-Raphaël, j’ai dû la fermer pour des raisons personnelles et je me suis installé à Saint-Aygulf où j’ai grandi.

En fait pour bien comprendre l’histoire du centre sportif Jean-pierre Sicot il faut savoir que tout est parti du Taekwondo, c’est bien ça ?
J’ai été compétiteur, j’ai parcouru beaucoup de pays, j’ai pas mal bourlingué. Quand j’ai voulu devenir instructeur il fallait souvent que j’aille avec mes élèves dans des salles associatives mal équipées, ou dans des clubs privés, ce qui coûte assez cher. Le problème des associations c’est qu’elles bénéficient souvent de créneaux alloués par les municipalité et que moi j’en ai besoin 7 jours sur 7 pour entraîner mes élèves a combattre au haut niveau.

Ce centre sportif n’est pas seulement une salle de Taekwondo, on y retrouve certains équipements similaires à ce qu’on trouve dans toutes les autres salles.

Pas tout à fait, ici on axe surtout sur le coaching puisque moi c’est mon métier, et tout ceux qui m’entourent sont aussi des coaches.

Quel type de clientèle attirez-vous ici ?

La plus âgée 88 ans et le plus jeune doit être autour de 3 ans, c’est vraiment très familial. On a des familles completes qui viennent de faire du sport, ça va du renforcement musculaire avec de la Zumba au stretching, en passant bien sûr par du Taekwondo. On fait aussi de la remise en forme avec du pilates, de la musculation, toujours avec des coaches.

Est-ce que c’est difficile de faire face à la concurrence dans une région que la nôtre où les salles de sport se multiplient rapidement ?

Oui, et je pense que ce n’est pas fini encore. Je vais régulièrement sur les séminaires à Paris où je vois un peu ce que font les grandes enseignes et je me rends compte que c’est très dur de faire face, parce qu’on n’a pas la même structure. Donc on essaye de se différencier, je crois qu’on peut faire du très bon travail ici même sur des athlètes de haut niveau, le tout est de savoir s’entourer. J’ai ma personnalité et j’essaye de faire en sorte que cette salle soit à mon image.

Comment vous vous y êtes pris pour avoir un si beau local ?

J’ai énormément cherché ! J’espère augmenter encore un petit peu le nombre de licenciés pour être sûr de pouvoir le garder. Avant quand j’étais à Saint-Raphaël j’en avais un qui donnait directement sur le port, c’était un local qui avait une histoire, on y enseignait le judo avec Antoine Casa qui est très connu. C’était aussi une salle de boxe, j’ai fait mon nom là-bas dans les années 90 et quand je suis venu ici la propriétaire me connaissait. Elle m’a fait confiance. J’espère développer encore l’affaire pour pouvoir arrêter de faire 70 heures par semaine, mais j’y crois !

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