A l’entrée du centre commercial Géant Casino de Fréjus se trouve un petit stand où sont exposés des petits drones et autres hélicoptères en plastiques. Durant toute la saison estivale, Marco Filansice et son frère vont y élire domicile pour vendre ces jouets pour les petits et grands enfants.

Ils ne sont pas les premiers, et sûrement pas les derniers à tenter leur chance dans la vente de drones. Depuis leur explosion sur le marché public il y a quelques mois, des dizaines de boutiques en proposent entre Fréjus et Saint-Raphaël. Différents modèles existent, du simple jouet pour enfant autour d’une vingtaine d’euros au modèle perfectionné pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros. Le principe reste cependant le même : « Un drone est un quadricopère, donc un hélicoptère à quatre hélices qui est très stable et qui est capable de voler même s’il y a beaucoup de vent. C’est un objet beaucoup plus simple à piloter en extérieur. » explique Marco Filansice. La différence entre un drone et un hélicoptère reste cependant mince. Même si le drone a la capacité d’être utilisé un peu partout, les modèles d’hélicoptères que proposent ces deux vendeurs sont destinés à une utilisation d’intérieur (dans une maison ou une grande salle).

Ce qu’il faut cependant savoir, et malgré les apparences, c’est que ces petit objets sont avant tout réservés à un public d’un « certain age » et ne conviennent pas spécialement aux enfants. « Ce sont des enfants qui regardent au départ mais la tranche d’âge qui les achète est entre 35 et 75 ans » poursuit le vendeur. Les drones sont avant tout un divertissement. Le fait qu’ils soient souvent équipés d’une caméra ajoute une plue-value non négligeable. Pour Marco Filansice : « La caméra permet aux acheteurs de prendre des vidéos sympas comme pour un mariage, pour voir l’état de leur toiture, pour un anniversaire. » Toujours selon lui, les drones ont un côté ludique : « On peux faire des montages et les garder en souvenirs. »

Le fait que plusieurs boutiques proposent des drones n’est pas un problème pour ces deux vendeurs itinérants. Même si il ne peuvent pas encore tirer de conclusions sur leur nouveau business, puisqu’ils viennent de s’installer, ils avouent volontiers que leur emplacement « n’est pas le meilleur spot pour vendre. » Pour ce qui est de la concurrence, elle n’effraie pas ces deux frères qui multiplient les démonstrations pour attirer de futurs clients. « Nos prix sont moins chers que chez les autres. Nos produits viennent d’Allemagne, pas parce que les prix d’achat sont moins élevés mais parce que la qualité est meilleure » conclut Marco. Une chose est sûre, la folie des drones ne semble pas prête à s’arrêter.

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