Il y a de ces films qu’on attend avec impatience, pour qui on est prêt à faire des heures de queue le jour de leur sortie. C’est exactement ce qui s’est passé pour Jurassic World. Annoncé comme l’un des plus gros blockbuster de 2015, il a eu le mérite d’attirer les foules. Quelques jours après sa sortie, les salles de cinéma sont encore pleines et risquent de le rester encore un petit moment. Est ce qu’il vaut cependant la peine de rester deux heures, assis dans une pièce sombre et coincé entre des préadolescents qui n’arrêtent pas de brailler en se lançant du popcorn ? Une chose qu’on ne peux pas enlever au dernier Spielberg (producteur), c’est la qualité remarquable des effets spéciaux (et c’est encore plus impressionnant avec les lunettes 3D.) C’est a se cramponner à son siège lors de quelques scènes. Mais au final, qu’est ce qui change des précédents films ? Et bien, pour être honnête pas grand chose.

Marineland avec des dinosaures

Le film démarre avec l’image d’un couple qui se déchire. Afin de divorcer sans traumatiser leurs chers bambins, ils décident de les envoyer en Amérique centrale dans le seul parc d’attraction avec des dinosaures. C’est la tante, jouée par Bryce Dallas Howard, l’une des gérante du parc, qui aura la lourde tâche de s’occuper du bien être des enfants sur le site. Sauf que cette dernière est tellement occupée par un dinosaure issu d’un mix d’ADN des plus dangereux prédateurs, qu’elle ne fait même pas attention à eux. La première demi heure se résume facilement : on a le droit à toutes les activités qu’un zoo version dino peut proposer, jusqu’à un fabuleux show proposé non pas par des orques mais par des monstres qui ont un nom à coucher dans des bâtiments (expression qui ne veut rien dire, on le sait) et qui finissent forcément par « -saure ». La dernière demi-heure, vous imaginez bien, le gros dino qui fait peur à la gérante va finir par faire des dégâts et les gamins vont passer un petit moment à jouer au loup en espérant vraiment, mais vraiment ne pas se faire attraper.

Des effets spéciaux et une promo cocorico.

Evidemment, Jurassic World, comme les précédents opus de la saga est bourré d’effets spéciaux. Pas ceux qu’on voit dans un très bon film bollywoodien. Plutôt les effets à la Spielberg : plus vrai, plus grand, plus dingue. Le rendu visuel est génial, la 3D passe bien. Niveau scénario ça reste crédible si tant est qu’on puisse imaginer que le Jurassic parc premier du nom est rationnel. L’histoire du Disneyworld en mode dinosaure place ce film dans une toute nouvelle configuration, pas forcément dingue mais rigolote : ça fait quoi un Tyrannosaure devant des millions de personnes ? La même chose que quand il n’y en a qu’un, manger.

Côté acteurs, Chris Pratt fait le boulot. Après « Parks and Recreations » on a été agréablement surpris de le voir jouer les gros bras dans « les Gardiens de la Galaxie » et il transforme l’essai dans le rôle du paléontologue qui murmure à l’oreille des dinos.
Petite parenthèse française : vous aimez Omar Sy ? Vous l’avez adoré dans les 7 minutes qu’il a joué dans le dernier X-Men, et vous vous êtes même rendu à la conclusion que les acteurs français ça marche aux USA (Claire Chazal vous l’a expliqué aussi…). Et bien vous allez l’adorer dans le rôle du mec qui s’occupe des dinosaures en leur donnant des noms et en leur faisant des caresses pour un total d’environ 3min30. Ca fait cher la phrase mais en tout cas ça file le petit plus que les médias français adorent. T’aimes les films qui font du bruit, vas-y. Sinon il reste encore « La loi du marché » mais tu vas peut être t’ennuyer.

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire