Par Alexandre Demesy

« Contribuer au développement de l’état Karenni »

 

Certains événements sont simplement des parties émergées d’icebergs. Ce soir, les Arènes de Fréjus accueillent un concert pas comme les autres. Parce qu’il s’agit de rock, déjà, et que la Patrouille de l’événement a enfin décidé (ou plutôt, a eu moyen) de piocher dans le patrimoine de la contre-culture française pour nous proposer quelque-chose d’original. Ce sera La Souris Déglinguée. Un concert à part, aussi, parce qu’il est caritatif : Taï-Luc, leader du groupe, est très attaché à un projet de sauvegarde de population en Birmanie. Une rébellion contre la junte birmane, financée par autre chose que l’argent du trafic, dans un triangle d’or où la drogue, la prostitution et les armes font la loi. Alexandre De Toulmon, porte-parole de lassociation Village Karenni, évoque les objectifs de lassociation ainsi que le concert de La Souris Déglinguée, dont une partie des bénéfices sera reversée à Village Karenni.

 

Pouvez-vous présenter votre association ?

 

C’est une association française créée il y a un an, le projet en lui-même est antérieur à l’association. Elle a pour but de contribuer au développement de l’état Karreni qui fait partie de la Birmanie. On s’appuie sur les organisations qui étaient déjà présentes, on ne crée pas notre propre structure.

 

Comment les aidez-vous ?

 

Le but n’est pas de jouer au père Noël en leur donnant tout rapidement, mais plutôt de leur donner les moyens pour qu’ils puissent se développer. Pour l’instant, cela passe par de l’aide matérielle pure et simple qui leur permet de développer leur système agricole. Par la suite, le but est d’aider et de piloter pour qu’ils construisent un système agricole leur permettant de vivre. Pour l’instant, on travaille sur cela, mais aussi sur le développement scolaire avec les orphelinats et pensionnats, les soutenir financièrement afin qu’ils puissent continuer à être scolarisés.

 

Comment peut-on vous faire don ?

 

Sur le site internet de l’association, il y a un lien paypal. On avait lancé une campagne de Crowdfounding sur Kiss Kiss Bank Bank qui n’avait pas très bien marché, car on a pas un réseau énorme. De plus, la cause Karreni est assez méconnue du monde occidental. On a pour l’instant un petit réseau de donateurs qui nous ont aidé pour les projets et le but, c’est de l’étendre au maximum.

 

Ce que vous recevez actuellement est-il loin d’être suffisant pour couvrir vos besoins ?

 

Jusqu’à présent, on a reçu de quoi monter un projet pilote qui a permis la construction d’un village. Cela permet d’aider environ 500 personnes. Après, l’état Karenni c’est 300 000 habitants.

 

Vous travaillez souvent avec des artistes ?

 

Non, c’est la première fois, dans l’association, on est un petit groupe d’ami et on connaissait tous ce groupe-là. On a été amené à rencontre Taï-Luc le chanteur, c’est le seul chanteur français et peut-être même international à avoir chanté sur les problèmes des Karen. Les Karen et les Karreni ont une histoire similaire et les mêmes relations conflictuelles avec le gouvernement birman. Du coup Taï-Luc a été réceptif à notre projet.

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