Ce film est centré sur le personnage de Billy Hope, un boxeur champion du monde qui connaît le succès jusqu’au jour où sa femme se fait tuer. Tout bascule dans la vie du champion qui perd sa maison et sa fortune. Un peu plus tard après un dérapage, c’est la garde de sa fille Leila qui lui est enlevée. A partir de ce moment Billy tente de se reprendre en main. Il trouve du travail et reprend la boxe avec l’aide Titus Willis. Il reprendra ensuite la compétition jusqu’à prétendre une nouvelle fois à un titre de champion du monde.
Le problème est que le scénario est entièrement prévisible, il est simple de savoir exactement ce qu’il va se passer après vingt minutes de film. Certaines choses paraissent incohérentes, comme lorsque Billy reprend l’entrainement, son coach lui apprend à faire ce que tout boxeur même débutant sait faire. Heureusement Jake Gyllenhaal réussit à rattraper un peu tout cela. L’acteur est impressionnant, il a pris 7 kilos de masse musculaire pour le film. Les combats devraient également plaire aux mordus de boxe, ces derniers sont très bien filmés.

Les transformistes du cinéma

Jak Gyllenhall n’est pas, loin s’en faut, le premier à subir des modifications corporelles pour tenir un rôle au cinéma. La boxe a d’ailleurs souvent été le thème de base des films exigeant que les acteurs soient un peu plus tankés que d’ordinaire. Le premier à avoir sacrément pris du muscle pour tenir le rôle d’un boxeur, c’était Robert de Niro dans Raging Bull (Martin Scorcese, 1980). Bien que sorti après Rocky, De Niro, contrairement à Stallone, n’avait pas le corps d’un bodybuilder. Sa performance est d’autant plus remarquable qu’il a pris aussi beaucoup de poids pour incarner Jake LaMotta à la fin de sa vie, en gros patapouf gérant de cabaret. Will Smith avait également fait beaucoup de musculation pour être un Mohamed Ali digne de la légende.

Mark Wahlberg a fait une grosse prise de masse pour tenir le rôle de Daniel Lugo, le bodybuilder assassin stupide de Pain& Gain (le meilleur -le seul ?- film de Michael Bay, l’auteur de la terrifiante quadrilogie, pourvu que ça s’arrête, Transformers. Matt Damon avait lui aussi pas mal enflé pour incarner le capitaine de l’équipe des Springboks dans Invictus, le chef d’oeuvre de Clint Eastwood qui revenait sur le retour en grâce de Nelson Mandela lors de la coupe du monde de rugby en 1995.

Mais le champion toutes catégories de ce genre de transformation, c’est sans aucun doute Christian Bale, qui alterne allègrement le muscle saillant (American Psycho, la trilogie Batman signé Christopher Nolan) et l’anorexique (avec surtout The Machinist, où il incarne un ouvrier insomniaque qui pèse à peu près 50 kilos). Capable de manger une pomme et une boîte de thon par jour pendant trois mois…peut-être le même régime que celui de Jared Leto, méconnaissable en travesti atteint du sida dans Dallas Buyers Club, un autre monument du cinéma américain récent. Bref, les Américains sont balèzes, et Jake Gyllenhall n’est pas le premier !

Alexandre Demesy

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