Badri Rouabhia, tous les sportifs de la région le connaissent : double champion d’Europe de full contact et maintenant créateur et entraîneur de son propre club, il évoque la création de la salle à son nom et le gala qu’il organise le 12 septembre. Une belle réussite sportive, puis une magnifique reconversion en formateur.

Pouvez-vous raconter votre parcours ?

J’ai commencé la boxe à l’âge de 14 ans au Saint-Raphaël Sporting club. Mon entraîneur, celui qui m’a mis le pied à l’étrier, c’était Marcel Ostenga. C’est lui qui a amené la boxe pied poing à Saint-Raphaël. J’ai boxé pendant des années chez eux, j’ai été champion de France pro et deux fois champion d’Europe. Au bout d’un moment, j’ai voulu voler de mes propres ailes et j’ai créé l’AJSR (Association Jeune Sportif Raphaëlois) en 1996. Le but était de créer un club ouvert à tout le monde, c’est pour cela que notre devise est « Tous égaux par le sport ». L’argent ne doit pas être une barrière pour la pratique du sport.

Cela a été compliqué d’obtenir cette salle ?

Non, on a toujours été soutenu par le député-maire de la ville et nous recevons encore énormément d’aide de la mairie de Saint-Raphaël,

Vous devez être fier d’avoir une salle à votre nom ?

Oui, je suis content, car cela récompense le travail qui est fait, mais je me dis surtout que c’est un lieu ou tout le monde peut venir pratiquer le sport que j’aime et à des prix défiant toute concurrence, car on n’est pas là pour faire de l’argent.

Combien avez-vous de licenciés ?

On a commencé petit à la salle du Veillat où on avait une dizaine de licenciés et aujourd’hui, on tourne à plus de 280 licenciés avec une dizaine d’entraîneurs, tous bénévoles. On a une réputation de club compétiteur, club professionnel, mais ce que les gens oublient, c’est que des compétiteurs, on en a une dizaine et après il y en a 270 qui font ça pour leur loisir. Cela nous place dans les dix premiers clubs du Var et au niveau sportif, on est reconnu à l’international.

Vous faites beaucoup de compétition ?

On a fait cette année huit combats à l’étranger dans des galas privés. Après au niveau national, on se déplace tous les week-ends.

Tout le monde peut venir dans votre salle ?

Oui, il y en a pour tous les âges chez nous le plus jeune a 3 ans et ça va jusqu’à 82 ans. On a ouvert une section avec l’IME (Institut Médico-éducatif) pour travailler avec les enfants handicapés. On a aussi une section pour les personnes âgées. Peu importe le niveau de nos licenciés, on est centré sur le loisir.

Quels sports peut-on y pratiquer ?

On fait de la boxe, du kick boxing, du jiu jitsu brésilien, du pancrace, du MMA (Arts martiaux mixtes) et bien d’autres. Les gens payent une somme à l’année raisonnable et ont la possibilité d’assister à six entraînements par semaines.

Quels sont vos équipements ?

On a un rail avec une dizaine de sacs, un ring pour les compétitions, une aire de tatami, une cage pour ceux qui font du sol. On a énormément de pao, car on travaille beaucoup à deux.

Vous organisez prochainement un gala ?

Oui, on organise le Battle of Saint-Raphaël 3 le 12 septembre à la salle omnisports de l’Estérel. On va être soutenu par la ville de Saint-Raphaël, par des partenaires privés et on aura Canal+ Sport. Il y aura le retour d’Amel Dehby qui a repris la boxe l’année dernière, elle a fait cinq combats, cinq victoires et cela sera son retour à Saint-Raphaël. Il y aura aussi Corentin Jallon qui est champion du monde avec des espoirs de la boxe pied poing. En tout, il y aura 10 combats, neuf pro et un semi-pro. Il y aura ce qui se fait de mieux en France et même dans le monde. Cela sera du K-1, c’est du kick-boxing japonais, c’est comme la boxe Thai sans les coups de coude.

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