« Il fait partie de mon top 3 des entraîneurs »

 

Ancien footballeur de Fréjus, Marcel Levasseur a une grande expérience du football amateur et professionnel avec plus de deux cents matchs en Deuxième division et autant en National. Il comptabilise même quelques apparitions en Première division et fait maintenant quelques matchs de gala avec son ancien club du Havre. Cet homme qui a été à la fois joueur et entraîneur revient sur son parcours et évoque Jean-Marc Pilorget qu’il a connu en tant qu’entraîneur à l’époque où il jouait à Frejus.

 

Pouvez-vous me raconter votre parcours dans le monde du football ?

 

J’ai commencé en 1983 au centre de formation du Havre, j’ai signé mon premier contrat professionnel en 1985 toujours au Havre. Ensuite, j’ai été prêté à Dunkerque en deuxième division, je suis revenu au Havre de 88 à 90 avec Pierre Mankowski. Par la suite, j’ai été rejoindre  Guy Stephan à Annecy en Ligue 2, on a atteint un quart de finale de coupe de France. De là, je suis descendu à Fréjus pendant quatre ans où j’ai connu Jean-Marc Pilorget. Je suis ensuite parti au Sporting de Toulon en Ligue 2 pendant six mois. Suite à des problèmes financiers au sein du club, je suis allé jouer à Nîmes en National, on est monté en Ligue 2. J’ai ensuite pris la direction du Gazelec Ajaccio et j’ai terminé ma carrière de joueur à Fréjus dont j’ai ensuite était l’entraîneur pendant dix-huit mois en CFA.

 

Comment se sont passés vos années à Fréjus ?

La première année, on finit troisième de National. On avait joué le jeu jusqu’au bout, car si Louhans-Cuiseaux perdait et que nous, on gagnait à Rouen, on pouvait monter. On a gagné à Rouen, mais Louhans-Cuiseaux a également gagné. On a eu beaucoup de difficultés sur les matchs aller, on perdait tout à l’extérieur et on gagnait tout à domicile. Après la trêve, on a rectifié le tir et on gagnait à l’extérieur et à domicile.

 

Vous n’avez pas voulu continuer en tant qu’en entraîneur ?

 

J’ai été limogé de Fréjus parce qu’on avait des problèmes au niveau des résultats, mais je pense qu’il y avait une autre raison. Par la suite, j’ai passé mes diplômes premier degré complet et le tronc commun deuxième degré. Aujourd’hui il faudrait que je passe le spécifique à Clairefontaine. Quand je suis parti de Fréjus, j’ai rendu service à quelques clubs de la région au niveau amateur comme Salernes, Fayence et Vidauban. Ca fait maintenant deux ans que je fais un break et je me rends compte qu’il y a autre chose que le football.

 

Quel est votre meilleur souvenir au club ?

 

Il y en a plusieurs comme la montée en national et les gros derbys contre Saint-Raphaël, il y avait toujours cette tension entre supporters et entre joueurs.

 

Que pensez-vous de la fusion ?

 

J’aurais aimé qu’elle se fasse avant, quand Fréjus et Saint-Raphaël jouaient en troisième division, il y avait deux belles équipes. Avec la fusion à cette époque-là, je pense qu’on serait en Ligue 2.

 

Vous continuez de suivre le club ?

 

Oui, quand je peux aller voir les matchs, j’y vais. Je suis les résultats. J’y ai joué pendant plus de huit ans et dix si on compte le passage que j’y ai fait en tant qu’entraîneur donc ça reste l’un de mes clubs de coeur.

 

Comment décririez-vous Jean-Marc Pilorget en tant qu’entraîneur ?

 

Il fait partie de mon top 3 des entraîneurs, aux entraînements, il y avait beaucoup d’innovation, on ne s’ennuyait pas. Il a sa carrière aussi qui parle pour lui, avec une carte de visite très intéressante. Il était très très abordable, près de ses joueurs. Il avait une façon de voir le football qui me plaisait, on avait une certaine liberté sur le terrain. Sa priorité, c’est que les joueurs puissent s’éclater sur le terrain. Il n’a pas peur de défendre ses joueurs s’il y a un souci… après faut pas la lui faire à l’envers, il sait se faire respecter. Il fait beaucoup confiance aux jeunes joueurs, c’est un bon message qu’il a fait passer en intégrant un jeune des U17.

 

Au vu des matchs amicaux, il n’a pas l’air de beaucoup se manifester durant les rencontres. Vrai ou c’est juste parce que c’est le début ?

 

Il ne parle pas beaucoup, mais il observe, il est dans la réflexion. Certains préfèrent un entraîneur acteur, mais c’est bien d’avoir un homme de banc comme Jean-Marc qui analyse. Et il rectifie les problèmes à la mi-temps, il intervient quand même pendant la rencontre.

 

Vous êtes satisfait de son retour ?

 

Oui, je suis content qu’il soit revenu au club. Ça va amener une certaine assise et de la sérénité. Faut espérer que le club le laisse travailler. Je pars du principe que c’est l’entraîneur le patron. C’est un grand garçon, il sait ce qu’il fait et il a l’expérience. C’est quelqu’un de posé, je l’ai vu s’énerver quelques fois par rapport à une injustice arbitrale.

Si le jeu ne lui plaît pas, il peut s’énerver après ses joueurs ?

Pas s’énerver mais il leur fait comprendre par des changements ou une absence sur le prochain match. Il sait remettre les points sur les i .

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