Le Banner dit adieu aux rings
1m91, 120 kilos de brutalité absolue, plus de 20 ans de carrière. Deux décennies (et des brouettes) passées à mouliner la tronche de tous les adversaires trouvés sur la planète. Une horde de courageux qui ont imaginé pouvoir, un jour, piéger la vigilance et la violence maîtrisée de Jérôme Le Banner. Il se trouve que cette semaine, le Havrais a mis un terme à sa carrière, dans une grande soirée de combats qui s’est déroulée à la citadelle de Saint-Tropez. Une soirée très spéciale pour un garçon qui a mis sa vie entre parenthèses depuis 1990 et ses débuts sur le ring. Une carrière faite essentiellement de victoires, d’expériences diverses, de voyages à travers la planète. Une carrière qui a fait de Jérôme Le Banner l’ambassadeur du sport de combat français, plus encore que Teddy Riner ou Cheikh Kongo
Un dernier combat pour la télé
Pour son dernier combat, Le Banner s’est retrouvé face à un Américain qui lui rendait 12 kilos et 5 centimètres, un certain Karl Roberson, de 18 ans son cadet. Un Américain qui lui rendait aussi les coups, et plutôt bien, si bien que Geronimo aurait peut-être dû perdre son combat par K.O dans la deuxième reprise, sauf que l’arbitre ne l’a même pas compté. Il s’en est sorti aux points et aux poings, au courage, en menant le combat au terme des 5 reprises, et en profitant d’une décision ultra-favorable des juges, qui n’étaient pas là pour ternir une fin de carrière plus qu’exemplaire, marquée par plus de 80 victoires, un nombre incalculable de titres de champion du monde (9, sans compter les victoires dans les grands tournois internationaux de K-1, entre autres), et des combats d’anthologie qui marqueront à jamais l’histoire du sport de combat.
Un après fait de plaisir et de projets
Dans une interview accordée à Paris-Normandie, Jérôme Le Banner a évoqué la suite de sa vie avec beaucoup de positivisme, comme toujours. Il se voit rapidement remonter sur un vélo avec ses copains, continuer à s’entraîner pour rester cette montagne qu’il a toujours été, et même remonter sur le ring pour le plaisir, peut-être au Japon, sans les caméras. Il veut aussi continuer de développer son activité d’enseignant dans ses salles de boxe. Il a même pour projet d’en créer une aux Etats-Unis, à Brooklyn. Des projets plein les cartons, une famille à gérer, serait-ce ça, le plus beau des combats ? C’est en tous cas tout ce qu’on souhaite à l’un des plus beaux champions du sport français.

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