Cette rubrique évoque souvent la musique. Ou plutôt les problèmes de la musique. Cette semaine, on m’a appelé pour me dire « Jules, toi qui t’y connais en gonzesses, en football et en richesse personnelle, est-ce que l’amalgame de ces trois choses particulièrement stressantes te donne parfois envie d’évacuer ton fiel sur quelqu’un ? » J’ai évidemment répondu que oui. depuis que je chante, je ne me suis jamais excité sur personne, et comme la personne la plus scandaleuse que je connaisse est et sera toujours mon propre père (qui m’a fait un petit frère alors que j’avais déjà dépassé l’âge légal français de la retraite), j’ai toujours préféré jour profil bas. Mais là, je regarde un vieux concert de Genesis…et je me demande comment Phil Collins a pu en arriver là où il s’est échoué tel un phoque en Alaska.

Est-ce que 1987 est une année si lointaine que ça ? 28 ans, c’est vrai que c’est pas mal…La bonne question, c’est de se demander à quel moment exactement Phil Collins a commencé à faire e la musique de merde. Et bien ça date de 1981, et de Face Value, alors qu’il était encore dans Genesis. Phil Collins tout seul, on pourra dire ce qu’on veut, c’est tendax. Mais surtout, c’est devenu ridicule en 1999, avec la bande originale de Tarzan. De Genesis à Tarzan, en moins de 10 ans. Chaud.
Il n’est pas le seul à avoir dévasté sa réputation à grands coups de disques atroces. Le pire du pire revient peut-être à Iggy Pop, avec un album absolument dégueulasse, « Préliminaires », en 2009. Pas excitant pour un sou, ce machin-là. Et surtout, contrairement à Phil Collins, il ne lui a pas rapporté plus d’argent que ce qu’il faisait avant. Michael Bolton, lui, c’est le bon modèle : d’abord rockeur à voix suave qui fait e la musique avec un peu d’identité, puis qui se retrouve à chanter des chansons de Noël comme un Lionel Ritchie blanc. Pathétique.
Alors comme je m’intéresse aussi au heavy-metal, j’ai sous le coude ma pire déception : un certain Phil Anselmo. Jadis chanteur du groupe mythique Pantera, fauché en plein vol par un combo overdoses-crises d’égo-meurtre sur scène, vous pouvez être certains qu’on n’entendra plus jamais parler d’un nouvel album. Mais les membres, eux, ils ne sont pas tous morts, et Phil Anselmo est bien vivant. Idole des jeunes enragés en 1994, avec la sortie de la folie Far Beyond Driven et du single « I’m Broken », matraqué comme des coups de trique sur toutes les radios françaises (y compris Fun Radio et Skyrock, qui à l’époque respectaient leurs auditeurs en leur passant de la musique, et pas du vomi). Ce mec-là est devenu une caricature de lui-même, une barrique qui ne sait plus chanter, qui ne sait plus composer, qui ne sait plus rien faire si ce n’est apparaître dans des gros festivals et tout miser sur son charisme et son aura pour fédérer un peu autour des groupes nazes qu’il pilote actuellement. Down, c’est nul. Voilà, je retourne écrire des chansons d’amour pour vos mères.

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