Petite visite éclairée, en extérieur
C’était il y a déjà 15 jours, mais il n’est jamais trop tard pour évoquer une agréable expérience. Le clos des roses avait invité les curieux à assister au début des vendanges. Une sorte de vraie-fausse journée portes ouvertes (avant la vraie, qui permettait de déguster les jus, notamment, et de découvrir les vins du domaine). Entre journalistes, clients habitués et vrais curieux, c’est avec un grand plaisir que nous avons quelque peu arpenté les allées du clos pour découvrir plus avant les plantations, mais aussi les installations qui permettent de fabriquer ces vins qui malgré la relative petite taille du domaine (10 hectares), sont aujourd’hui sur de nombreuses cartes de restaurants et de lieux nocturnes.
Des machines de guerre
Le terme peut s’appliquer tant à l’outillage utilisé pour la conservation des jus qu’aux ouvriers qui bossent dans les vignes. Les bougres ratissent vite et large, la vigneronne (ou maître de chai, pour les puristes) Nathalie Millo elle-même hallucine. Elle supervise les opérations, et participe activement aux premières réceptions de grappes venues tout droit des vignes, passées au pressoir pour être balancées sous forme de jus épais dans une gigantesque cuve. L’opération est assez impressionnante, et le précieux liquide donne déjà envie de goûter.
Finalement l’appareillage le plus impressionnant c’est sans doute la grande série de cuves en inox, énormes. On se voit dedans, et on doit se contenter d’imaginer ce qui se passe à l’intérieur. C’est sans doute de cette sensation que naît le mystère, de là qu’on se demande comment, un jour, quelqu’un a eu l’idée de transformer le raisin en vin. Il était sans doute presque aussi fou que le premier homme qui a torréfié du café. Le pressoir pneumatique, avec son énorme tuyau qui déverse le jus dans une grande cuve à l’horizontale au milieu de la cave, ça aussi c’est pas mal !
Les vendanges sont aussi un spectacle. Un processus mystérieux loin d’être connu de tous, qui se trouve être à l’origine de tout le processus qui transfère le raisin du cep à nos palais plus ou moins avertis. Découvrir l’ensemble des opérations de base était un véritable plaisir, propice à rompre certaines idées reçues (quel néophyte eut cru qu’il y avait tant d’étapes avant qu’un vin ne soit en bouteille ?). Voir tous ces gens animés par une saine énergie était également un bon moment. Et puis, c’est beau, quand même, une cave viticole. Même quand on n’aime pas le vin, il en émane une atmosphère si particulière qu’on s’y sent forcément très bien. En plus, il y fait bien meilleur que dans les vignes, surtout à la fin du mois d’août. Et quand en plus la vigneronne est de bonne humeur parce que l’ensoleillement a été superbe et que les pronostics de cette récolte 2015 annoncent a priori une belle cuvée, on est bien. Vraiment.

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